Georges Douin, La campagne de Bruix en Méditerranée… (1923)
“ Il apprécie une manœuvre habile à l'égal d'une victoire, et ce n'est qu'après coup qu'il s'aperçoit que l'habileté ne résoud rien. Il manque de netteté; Bruix apprécie rarement, au premier coup d'œil, le meilleur parti à prendre. Il rêve d'entreprises qui resteront chimériques, tandis que le réel lui glisse et fuit entre ses doigts. Et il s'épuise en marches et contre-marches, gâchant une des plus admirables surprises stratégiques que l'histoire maritime ait enregistrées, pour accomplir une opération qu'une simple division de frégates aurait suffi à mener à bien. ”
