Résumé

Georges Douin La campagne de Bruix en Méditerranée… (1923)

Il apprécie une manœuvre habile à l'égal d'une victoire, et ce n'est qu'après coup qu'il s'aperçoit que l'habileté ne résoud rien. Il manque de netteté; Bruix apprécie rarement, au premier coup d'œil, le meilleur parti à prendre. Il rêve d'entreprises qui resteront chimériques, tandis que le réel lui glisse et fuit entre ses doigts. Et il s'épuise en marches et contre-marches, gâchant une des plus admirables surprises stratégiques que l'histoire maritime ait enregistrées, pour accomplir une opération qu'une simple division de frégates aurait suffi à mener à bien.
Source : Gallica

Georges Douin La campagne de Bruix en Méditerranée… (1923)

Alliée à l'Espagne, la France ne comptait désormais, autour de la mer Méditerranée, que des rivages amis ou neutres. L'Angleterre, découvrant qu'il n'y avait plus aucune sécurité pour ses propres navires en Méditerranée ni dans l'Adriatique, sur les côtes de Morée ni dans l'Archipel, et que « tout s'y trouvait à la merci de la France 2 », renonçait à paraître dans ces parages. Jamais le mot de Talleyrand ne fut plus près de devenir une réalité : « La Méditerranée doit être exclusivement la mer française. »
Source : Gallica

Georges Douin La campagne de Bruix en Méditerranée… (1923)

Chez Bruix, l'imagination l'emporte sur les principes. L'homme cède à l'impression du moment. Deux navires se heurtent dans son escadre, et voilà tout son plan modifié, sans raison valable puisqu'il se trouve en face d'un port ami où il lui eut été facile de mettre en sûreté les navires avariés. « L'escadre de Brest avait un si beau rôle à jouer à Malte et en Sicile, s'écrie Saint-Vincent, que je tremblais pour le sort de nos vaisseaux stationnés là et pour cette dernière île. »
Source : Gallica

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