Résumé

Gillot de Kerhardène Voyage en Orient. Course de Tibériade à Capharnaüm (1860)

« Le mort est un Juif allemand , qui mourut hier de la peste, me dit le patron ; il est venu d'Europe pour s'endormir dans la terre de ses aïeux. Pourquoi le plaindre ? c'est ici le plus beau lieu de repos ; car Dieu a préféré cette terre à toute autre. Telle est la croyance des Juifs. Heureux donc celui qui repose sur cette rive. Ah ! sans doute les Juifs d'Europe envient cette fin paisible du Juif allemand. »
Les voyageurs de l'Occident redoutent beaucoup la peste ; mais il faut s'attendre à la rencontrer tôt ou tard en Orient, pour peu qu'on mette le pied dans l'intérieur de la Syrie.
Source : Gallica

Gillot de Kerhardène Voyage en Orient. Course de Tibériade à Capharnaüm (1860)

LE BAIN THERMAL.
Le récit de plusieurs promenades sur les rives du lac me semble utile pour compléter la peinture de la Galilée. Tout ce beau pays de l'ancienne Génézareth est digne d'intérêt et mérite à juste titre l'attention du voyageur.
Qu'on soit pélerin ou artiste, l'œil admire la nature dans cette région poétique de la Bible et de l'Evangile et le cœur s'élève du réel à l'idéal.
Ici tout est poésie ; Tout prend un corps, une âme, un esprit, un visage.
Source : Gallica

Gillot de Kerhardène Voyage en Orient. Course de Tibériade à Capharnaüm (1860)

Ils vont sans doute au bain thermal, et selon l'usage, ils sont armés jusqu'aux dents, comme s'ils avaient à affronter quelque grand péril. Cet étalage d'armes de toute sorte que font les Osmanlis à pied ou à cheval, semble ridicule à un voyageur franc; mais c'est dans de belles armes qu'ils font consister tout leur luxe et ils satisfont ainsi leur orgueil aux yeux des rayas désarmés. Comme les légionnaires romains , les Turcs semblent persuadés que les armes sont les membres d'un soldat en temps de guerre , et ils ne se regardent jamais comme étant en paix avec les Chrétiens.
Source : Gallica

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