Résumé

Athanase Coquerel Revue des Deux Mondes T.89, 1870

Un bois touffu de chênes verts couvre le penchant de la colline que nous gravissons, et d’où la vue va s’étendant toujours plus loin. A nos pieds se déroulent une longue vallée où serpente le Jourdain, le lac Houleh, qui semble une lame d’argent ; tout encadré d’herbes paludéennes, en arrière s’élève le mont de Banias, dont le château n’est plus qu’un point blanc. L’Hermon se dresse sur un plan plus éloigné ; au-delà, l’Antiliban se hérisse de cimes, et à gauche apparaissent le Col des Cèdres et les crêtes rosées du Liban.
Source : Wikisource

Athanase Coquerel Revue des Deux Mondes T.89, 1870

Évidemment, si jamais l’antique monothéisme juif devait sortir de sa patrie et se répandre dans le monde, c’était par la Galilée. Dans ces terres septentrionales, ni la race, ni le culte, ni la langue, ne furent jamais exempts de mélange. A Jérusalem, une femme du peuple reconnaissait à son accent saint Pierre pour un Galiléen et le soupçonnait aussitôt d’être un adepte de Jésus le Nazaréen. Ce nom de Nazaréen est encore dans tout l’Orient celui que les Juifs et les musulmans donnent de nos jours aux chrétiens, non sans une intention malveillante.
Source : Wikisource

Athanase Coquerel Revue des Deux Mondes T.89, 1870

Nous avons cherché avec peine en Judée, surtout dans Jérusalem, les traces de Jésus-Christ. Ce que les moines franciscains et la tradition recueillie ou développée par eux montrent de monumens historiques est presque toujours d’une fausseté criante qui froisse la raison et révolte la conscience ; tout y est rapetissé par un esprit d’étroite dévotion, de crédulité mesquine. En Galilée au contraire, les monumens qui rappellent Jésus sont ces montagnes, ce vaste lac, ces arbres, ces fleurs, qui lui ont prêté tant d’emblèmes charmans et de paraboles pleines de vie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature