Résumé

Henri Perraudeau Saint-Ouen depuis la Révolution jusqu'à l'année terrible d'après les documents originaux (1914)

Sous sa longue direction municipale, la vie communale mena une existence calme et tranquille, autant du moins que les événements le permirent. Il ne risqua rien, ne livra rien au hasard, et laissa la commune dans le même état — ou presque — que celui dans lequel il l'avait trouvée.
Mais il en est des communes comme des personnes qui se contentent en économie domestique de joindre les deux bouts, elles vivent, elles ne prospèrent pas.
Malgré ses qualités d'administrateur économe et prudent, il était temps pour Saint-Ouen que J.-B. Poirié disparût et cédât le flambeau municipal à un autre.
Source : Gallica

Henri Perraudeau Saint-Ouen depuis la Révolution jusqu'à l'année terrible d'après les documents originaux (1914)

Le curé Serreau, qui se montrait si peu reconnaissant de tout ce que le Conseil, animé des meilleures intentions, avait fait ou allait faire en sa faveur, n était pas un monsieur commode. Il venait de prouver, par un premier exemple, son mauvais caractère; nous le verrons en 1830, après les événements de juillet, donner du fil à retordre au maire. Moins intransigeant que le curé sur le régime politique, il servira le gouvernement de Louis-Philippe avec autant de loyalisme que celui de Charles X, dont M. Serreau regrettait un peu trop ouvertement la chute.
Source : Gallica

Henri Perraudeau Saint-Ouen depuis la Révolution jusqu'à l'année terrible d'après les documents originaux (1914)

Le Conseil général de la préfecture de la Seine, les maires, les adjoints, les juges de paix, les membres des conseils généraux et le clergé des communes environnantes, s'étaient réunis pour recevoir Louis XVIII.
La population entière du canton s'était portée audevant du roi dans l'espoir de voir son souverain. « Lorsque Sa Majesté à quitté Saint-Denis pour se rendre à Saint-Ouen où elle devait coucher, ajoute le Moniteur universel, c'était un coup d'oeil bien attendrissant de voir ces bons villageois s'en retourner dans leurs foyers, heureux d'avoir contemplé les traits de leur souverain. »
Source : Gallica

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