Résumé

J.-P. Gavand Le Duc de Bordeaux, le duc de Reichsstadt et la France nouvelle… (1830)

Le courage, don le plus précieux que l'homme ait reçu de la Divinité, se montre grand, généreux, magnanime ; la cruauté fut dans tous les temps la passion des lâches.
J'ai connu les plus affligeantes réalités de la vie, quand j'ai vu Villèle et Corbière, après avoir mangé le pain du Conservateur, sans contribuer au succès , fouler aux pieds M. de Chateaubriand qui les avait nourris. J'ai senti que les âmes élevées ne pouvaient s'allier à des âmes de fange, sans risquer l'honneur, le plus cher de tous les biens.
Source : Gallica

J.-P. Gavand Le Duc de Bordeaux, le duc de Reichsstadt et la France nouvelle… (1830)

Je saluai le ministère Martignac d'un sourire d'espérance comme une aurore de bonheur ; j'y voyais quelques hommes de conscience et de talent qui avaient compris la France nouvelle ; c'était beaucoup pour celui qu'un passé déchirant avait accoutumé à ne plus rien craindre et à ne plus rien désirer. Je n'avais jamais douté de la loyauté et de la franchise de M. Hyde-de-Neuville, ami de coeur de l'immortel défenseur de nos libertés publiques, qui se présente dans nos temples avec le Génie du Christianisme, et monte à la tribune avec la Monarchie selon la Charte.
Source : Gallica

J.-P. Gavand Le Duc de Bordeaux, le duc de Reichsstadt et la France nouvelle… (1830)

Les uns voudront encore servir fidèlement leur patrie ; les autres emporteront dans la retraite l'estime des honnêtes gens, parce qu'ils auront sacrifié une place à leur loyauté, comme les Chateaubriand, les Cormenin , les Hyde-de-Neuville. Ces nobles exemples d'un religieux désintéressement consoleront la France de l'avidité stupide d'un ramas de solliciteurs, et du trafic honteux des serments, poussé si loin depuis la révolution , qu'il semblait que le souverain dût cesser d'en exiger un de fidélité à sa personne , mais seulement aux lois du pays et aux devoirs qu'elles imposent.
Source : Gallica

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