Résumé

Jacques Replat Voyage au long cours sur le lac d'Annecy… (1867)

Toutes les illusions tombées dans le courant, comme cette branche de lierre qui suit le fil de l'onde?
Il y a de cela bien longtemps : entre Duingt et Talloires, à la veille d'un départ, et le cœur rempli d'une douce tristesse, j'avais vu disparaître derrière les arbres la dernière ondulation d'une écharpe flottante, dernier adieu envoyé du rivage.
Or, savez-vous ce que le vent du soir avait dérobé aux parfums de l'étoffe légère? il emportait mon fou rêve d'amitié.
Hélas! il est un âge dans la vie, où l'amitié charme autant que l'amour, et passe comme lui.
Source : Gallica

Jacques Replat Voyage au long cours sur le lac d'Annecy… (1867)

J'aime aussi les vents noirs de l'automne, et les grandes laines qui reluisent du blême éclat de l'acier; et les effets de soleil rapides, étincelants, qui promènent sur toutes les cimes la féerie de leurs décorations : ici, sous les vapeurs massées à l'entrée des Beauges, les pâturages de la Chapelle-Blanche se dorent d'une vive lumière; là, brisant les coupoles obscures de la nue qui couvrait le Semnoz, les rayons descendent en auréole sur le milieu du lac, et le font resplendir comme une plaque de métal en fusion.
Source : Gallica

Jacques Replat Voyage au long cours sur le lac d'Annecy… (1867)

Plus près de soi, le regard plonge sur le pittoresque manoir d'Héré, sur les ruines de la vieille tour de Duingt, et sur sa presqu'île s'avançant au milieu des eaux comme une corbeille de fleurs.
Ce sont partout riants aspects ou tableaux imposants; partout souvenirs et légendes.
Le vallon qui monte vers les Beauges est frais,.
agreste, ombreux. On y respire déjà ces fortes odeurs des sapinières qui dénoncent la grande montagne. Lit, se rencontrent moulins, scieries, cascatelles : tout ce qui charme les peintres. Deux cours d'eau, le Var et le Lodun, se réunissent à l'entrée de la gorge.
Source : Gallica

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