Résumé

Jean Du Hallay-Coëtquen Nouvelles et souvenirs : Un souvenir de Rosni en août 1830… (1835)

Le temps marche vite en ce Paris lorsque l'on a de l'or et de la jeunesse à y dépenser ; puis la vie y est si mobile, le scandale du jour si promptement effacé par celui du lendemain. Nous voici vers la fin d'avril, la capitale est encore brillante à cette époque, nos fashionables ne sont pas encore partis pour les eaux, et nos femmes à la mode pour leurs terres où la vie paisible du château viendra leur redonner fraîcheur et santé , et réparer ainsi le mal qu'avaient causé les nombreuses veilles de l'hiver
Source : Gallica

Jean Du Hallay-Coëtquen Nouvelles et souvenirs : Un souvenir de Rosni en août 1830… (1835)

Que de fois mon amitié inquiète l'arrachait de ce café de Versailles, où toute la garnison se réunissait! On y jouait un jeu d'enfer. Mais arrivés à notre demeure (nous logions toujours ensemble) , à peine s'il me croyait endormi qu'il se relevait, s'habillait, puis couvert de son manteau allait retrouver cette infernale société et, seulement au lever du soleil, venait prendre quelque repos, s'il lui était possible. Malheureux presque toujours, le sommeil du joueur après des pertes est une espèce de cauchemar.
Source : Gallica

Jean Du Hallay-Coëtquen Nouvelles et souvenirs : Un souvenir de Rosni en août 1830… (1835)

Charles de C... resté seul est ému, car le combat a cessé. La pensée de cet homme dont la vie est en danger, et tout cela pourquoi?.. Il déplore à ce moment le terrible rôle de duelliste qu'en entrant dans la vie il adopta ou plutôt que ses camarades lui firent adopter. Son coeur est bon, l'amour propre en vain veut y étouffer la sensibilité, il jure en lui-même de ne plus se battre qu'à son corps défendant, et des larmes coulent sans qu'il s'en aperçoive
Source : Gallica

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