Résumé

Jeanbon Saint-André Jean-Bon Saint-André, sa vie et ses écrits (1848)

Déjà, lors du procès du Roi, Jean-Bon Saint-André attaqua sans ménagement ce parti, qu'il représenta sous son véritable jour. « Quels sont ceux qui nous ont proposé la force armée? Quels ont été les hommes les plus passionnés? Quels sont ceux qui font de ce temple de la liberté un autre tartare qui semble habité par les furies ? Quels sont ceux qui n'ont encore ici proposé que des lois de sang avant des lois humaines ? Ce sont les mêmes qui proposent l'appel au peuple (2) . »
On a reproché à la Convention d'avoir fait une faute énorme en laissant entamer la représentation nationale.
Source : Gallica

Jeanbon Saint-André Jean-Bon Saint-André, sa vie et ses écrits (1848)

Je crois que le seul, l'unique moyen d'y parvenir, c'est de vous occuper sans cesse du bonheur du peuple. Le mal dont vous êtes atteints, est une maladie contagieuse qui est répandue sur toute la France : c'est que tout le monde veut gouverner et que personne né veut obéir. Ce n'est pas là l'ordre qu'indique la sagesse ; ce n'est pas le moyen d'établir un gouvernement , d'assurer la République, de commander la paix et de ramener l'abondance.
Source : Gallica

Jeanbon Saint-André Jean-Bon Saint-André, sa vie et ses écrits (1848)

La grande raison pour laquelle les marins ont toujours détesté Jean-Bon Saint-André, c'est parce qu'il a voulu que les officiers de la marine marchande pussent devenir leurs égaux et même leurs supérieurs en passant au service de l'Etat. Cela suffit à expliquer pourquoi, quand les armées de terre n'ont jamais méconnu et renié le mérite des hommes qui les organisèrent à cette époque, celui qui seul, dans les premiers jours de la République, fit quelques efforts pour organiser la marine, a toujours été maltraité et dénigré par les officiers des armées navales.
Source : Gallica

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