Jules Claretie

Jules Claretie

Résumé

Portrait de Jules Claretie Jules Claretie Revue des Deux Mondes

Les pompiers aux casques rougis par les lanternes. Derrière, des masques en casaques rouges, je ne sais quels trompettes de Paris (une association musicale) et une foule compacte, noire, hideuse, suivant en sifflant horriblement. Sifflant quoi ? La retraite manquée, piteuse, je ne sais ; et de temps à autre entonnant le Chant du Départ. La fête de Chevreul où chacun parlait de la mort du vieillard, souhaitait qu’il mourût là, était macabre, mais cette promenade hurlante était sinistre. Vague odeur de cadavre à l’Hôtel de Ville, odeur de Commune sur le boulevard des italiens.
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Ah ! la Comédie ! Ah ! Molière ! Ah ! Shakspeare ! Très complimenteur et cordial.
Je regarde la Reine. Le sourire de cette vieille femme grasse, lourde, appuyée comme sur une béquille, sur une canne à bout de caoutchouc, est charmant et l’œil est doux encore, caressant. Enveloppée de laine blanche, enrhumée, le nez bourbonien rougi par le coryza, elle garde du charme. Il est éloquent, ce sourire que Tassaert fixait jadis dans un dessin (que j’ai) . Je regarderai le portrait de la Reine jeune.
Je demande, en m’excusant, ce que sont ces drapeaux.
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Goblet très bien. Il chante le Champagne et Chevreul, qui n’a jamais bu de vin, en boit. Il siffle sa flûte jusqu’au bout, le pauvre vieux, parce que le ministre lui a dit : « Buvez à la France ! » Fouquier beau, une plaquette en diamant sur le côté, dit un petit papier avec un sourire un peu crispé dans sa barbe blonde. Crispé parce qu’on ne l’écoute pas.
— La bouche de Chevreul se tire, son rictus s’accentue, me dit G. Livet.
Et, en effet, pâle, en carton, abêti, Chevreul écoute. Il s’ossifie.
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