La Roue de fortune, ou Chronique de Grancey… (1857)
“ LXIX. Un nouveau danger attendait Bourlemont à la sortie du champ des pécheurs ; il fallait traverser un fleuve large et rapide, sur lequel était jeté un seul pont vacillant et tellement étroit que l'homme pouvait à peine y poser le pied : c'était la voie des ombres. Le comte, cependant, tenta le passage ; les diables, furieux , cherchèrent à l'effrayer par leurs cris, le poussèrent, le heurtèrent, ébranlèrent le pont : rien ne lui fit lâcher pied ; il s'était recommandé à Dieu, à la Vierge Marie et à tous les Saints du Paradis, et un signe de croix le débarrassa bientôt des démons. ”
