Marc Monnier,
Le Tour du monde
“ Pour peu que vous soyez observateur, vous verrez dans les quartiers populaires, au moins à une fenêtre de chaque maison, une jeune fille aux yeux fixés quelque part. Ce quelque part est la fenêtre où il se tient, la porte cochère où il se cache, le coin de rue où il va paraître. Et dans ces yeux, pour peu que vous y sachiez lire, vous découvrez bientôt la déception, le regret, l’inquiétude, l’angoisse, la jalousie, ou la colère. Quelquefois la musique des yeux ne suffit pas, il y faut des paroles : le geste y pourvoit. Il n’est pas besoin d’école des sourds-muets à Naples ”
