Résumé

Michel Greff Les pommes de terre régénérées… (1846)

Une dernière cause de dégénérescence, provenant de la semence, cause, que je ne ferai qu'indiquer ici, devant en parler plus loin, c'est la continuelle reproduction des pommes de terre, au moyen des tubercules. Le tubercule n'est pas un fruit, mais une racine tuméfiée, une tige souterraine. En plantant des pommes de terre, nous faisons donc de simples boutures, comme lorsque nous nous servons d'une tige aérienne. Or, tout le monde sait que les plantes qui sont constamment reproduites par boutures, dégénèrent facilement.
Source : Gallica

Michel Greff Les pommes de terre régénérées… (1846)

Il n'entre pas dans ma pensée de prêter des intentions rétrogrades à aucun de ceux qui déposent l'épée, la plume, etc. , pour s'armer de la bêche du cultivateur. Il en est peu sans doute qui s'occupent de cet avenir, en calculant les chances de grandeur et de pouvoir que peut renfermer un sillon de terre, et qui songent à se faire un pavois du soc de leur charrue ; tous repousseraient avec indignation, j'aime à le supposer, un projet d'asservissement pour une classe quelconque de la société : ils entendent la liberté à leur manière, mais ils la veulent égale pour tous.
Source : Gallica

Michel Greff Les pommes de terre régénérées… (1846)

Que faudrait-il de plus à la plante pour vivre de la vie animale? Quoi de moins à la bête pour exister comme les végétaux? En un mot, qu'est-ce que la vie dans l'un et l'autre règne ? Comment reconnaître la ligne de démarcation précise entre les deux? Ce sont autant de questions sur lesquelles la science s'escrime depuis des siècles , accumulant volumes sur volumes, sans avoir fait un seul pas vers leur solution ; elle ne peut encore nous apprendre avec certitude où commence et où finit le règne végétal.
Source : Gallica

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