Résumé

Joseph Bonjean Monographie de la pomme de terre

Dans la multitude innombrable des plantes qui couvrent la surface sèche et la surface humide du globe, il n'en est point, en effet, après le froment, l'orge et le riz, de plus digne de nos soins et de nos hommages que celle de la pomme de terre, sous quelque point de vue qu'on l'envisage. Elle prospère dans les deux continents ; sa récolte ne manque presque jamais ; elle ne craint aucun des accidents qui anéantissent en un clin d'œil le produit de nos moissons : c'est bien, de toutes les productions des deux Indes, celle dont l'Europe doit bénir le plus l'acquisition.
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Joseph Bonjean Monographie de la pomme de terre

Pour assurer le succès de toute espèce de culture, on ne saurait donner assez de soin aux semences. Ce soin, si important, et toujours trop négligé, l'est surtout pour la pomme de terre. On commence ordinairement par réserver les plus petites pour semence, comme si cette plante faisait exception à la règle générale, de choisir ce qu'il y a de plus beau pour prévenir la dégénération des espèces.
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Joseph Bonjean Monographie de la pomme de terre

Mais l'Irlande, plus que tous les autres, dépend absolument de cette récolte, non-seulement pour son bien-être, mais pour son existence. L'Angleterre, la Belgique et les autres points du continent qui sont frappés de ce désastre, ont d'autres ressources. La pomme de terre n'est qu'une partie de la nourriture de leur population. Mais en Irlande la population n'a des provisions que pour un an. Le paysan n'y compte qu'année par année. Il met en terre uniquement ce qu'il lui faut, en calculant juste, pour vivre une année.
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