Résumé

Musées royaux des beaux-arts de Belgique… (1927)

Que la foule vienne à nous de plus en plus dense, disions-nous. Les maîtres n'ont pas peint leurs chefs-d'œuvre pour inspirer des notes de catalogues, mais pour répandre la chaleur de l'enthousiasme et la religion de la beauté. L'art n'est pas le monopole des érudits, mais appartient à tous. Appelons ici toutes les bonnes volontés et que le Musée royal des Beaux-Arts devienne une vivante école de Beauté!
Source : Gallica

Musées royaux des beaux-arts de Belgique… (1927)

L'immense centralisation s'opéra sous l'empire du fanatisme libertaire qui animait les hommes de la Révolution. « Trop longtemps, ces chefs-d'œuvre avaient été souillés par la servitude », déclarait Barbier, le lieutenant des hussards qui escortait les premiers tableaux enlevés à nos provinces. Et dans un Rapport du mois d'août 1794, Grégoire s'écriait : « La République acquiert par son courage ce qu'avec des sommes immenses Louis XIV ne put jamais obtenir. Crayer, Van Dyck et Rubens sont en route pour Paris, et l'école flamande se lève en masse pour venir orner nos musées! »
Source : Gallica

Musées royaux des beaux-arts de Belgique… (1927)

Les musées royaux devinrent le refuge de maintes œuvres en péril.
Le Van Dyck de Saventhem, Saint Martin partageant son manteau, y séjourna pendant toute la guerre. Rendons cette justice à M. von F., cité plus haut, qu'il eut le tact de nous accompagner en civil quand nous allâmes chercher le tableau avec quelques agents du Musée. Des maisons flambaient autour du village; nous croisâmes des campements sans nombre. Ah! la triste promenade! La population de Saventhem ne connaissant point nos intentions et nous voyant décrocher le chef-d'œuvre, menaça de nous écharper.
Source : Gallica

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