Niderlinder, Voyage à la Sainte-Baume : (extrait des Promenades aux environs de Toulon… (1855)
“ Une grande une immense désillusion attend le voyageur du nord de la France qui a entendu les méridionaux parler avec amour et enthousiasme de leur belle et poétique Provence, et qui se borne à visiter Marseille et Toulon. Le chemin de fer qui conduit à la première de ces deux villes traverse presque constamment de vastes plaines dépouillées de toute espèce de végétation, où l'œil n'aperçoit que des cailloux et de loin en loin quelques monticules de sable couronnés parfois par de maigres tamaris, dont l'isolement fait encore mieux ressortir l'affreuse stérilité de cet immense désert. ”
