Résumé

Notes sur les secours aux blessés par la commune et le canton d'Hirson en 1870 et 1871 (1877)

Vers le 31 août, le bruit terrible d'une affreuse défaite nous arrive ; c'est l'annonce d'une honte inouïe et d'une tàche de sang dans l'histoire ; de longs et énormes trains de munitions écrasent la voie ferrée de l'Est ; des officiers cherchant au loin un refuge inaccessible à l'ennemi, les accompagnent ; parmi eux sont des blessés ; le capitaine Cuby dont le bras est traversé par une balle, séjourne à Hirson pour y recevoir les soins nécessités par son état.
Source : Gallica

Notes sur les secours aux blessés par la commune et le canton d'Hirson en 1870 et 1871 (1877)

La plaie n'est pas cicatrisée et il existe encore des points de suture qui donnent de la suppuration autour et menacent de couper les chairs. Nous sommes obligés d'enlever ces fils.
Le 17, la plaie prend un ton blafard, grisâtre ; la gangrène menace, nous faisons des pansements à l'eau phéniquée, au perchlorure de fer étendu, des lotions iodées : malgré tous nos efforts, la plaie s'agrandit toujours.
Source : Gallica

Notes sur les secours aux blessés par la commune et le canton d'Hirson en 1870 et 1871 (1877)

Les os étaient à nu chez les amputés, les blessures par balle ou éclat d'obus s'élargissaient chaque jour, et ce ne fut qu'à force de perchlorure de fer, de chlorate de potasse, d'eau phéniquée, de camphre en poudre et de pansements réitérés avec persévérance trois fois par jour, que nous parvinmes à conjurer ce désordre local, en soutenant le mieux possible nos patients à l'aide d'une nourriture succulente et solide.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature