“ Dès le premier mot, elle vit le bout des choses : l’armée en révolte, le pays résigné, le royalisme en déroute, et l’empereur aux Tuileries. Elle écouta avec la plus tranquille incrédulité, plutôt même avec un peu de compassion contenue, le déluge de promesses et de menaces, d’invectives et d’imprécations qu’on vociférait autour d’elle ; exhortant chacun à faire son devoir par respect pour soi-même, pour l’honneur de la cause et du drapeau, mais sans pousser personne à se compromettre, avec un amour persévérant pour la France quand même, mais pas la moindre confiance dans la France du moment. ”
Résumé
“Souvenirs”, est une œuvre de Victor de Broglie. Des thèmes tels que madame de Staël, l'empereur ou d'Argenson y sont abordés.
Citations de Souvenirs (Victor de Broglie)
“ Benjamin Constant n’entra, vis-à-vis de moi, dans aucune explication. Je ne lui en demandai point. Nous prîmes l’un et l’autre la situation telle qu’elle était : je me bornai à lui dire, et bientôt à lui répéter qu’il y allait de son honneur de ne montrer aucune faiblesse à l’égard de l’empereur ; de ne fléchir sur aucun principe, et d’armer la France de toutes pièces contre le retour trop probable du despotisme. Il en convint, nous passâmes en revue les points essentiels, et nous ne fûmes en dissentiment que sur un seul : l’hérédité de la Chambre des pairs. ”
“ Il ne faut pas s’en étonner. La position des affaires à Vienne était critique et précaire. Dans la négociation ou peut-être plus exactement dans l’intrigue qui s’y menait, les intérêts en jeu variaient avec les chances de chaque jour et les intentions, mobiles à leur tour, visaient à plus d’une fin. Au vrai, personne n’était dupe. L’empereur, dans le fond de son âme, n’admettait de paix que celle qu’il dicterait lui-même, le pied sur la gorge de ses ennemis en offrant à l’Autriche sa part dans les dépouilles de la Prusse et de la Russie, il ne comptait ni l’éblouir ni l’entraîner. ”
“ Dix années d’exil volontaire en Allemagne et le spectacle des ravages exercés par l’empereur Napoléon sur ce malheureux pays en avaient fait un autre homme. Il célébrait la légitimité des princes et maudissait l’usurpation en termes qu’un habitué de Coblentz n’aurait pas désavoués ; il ne voyait de salut pour le peuple et d’espoir pour la liberté qu’à l’ombre des trônes antiques et des institutions traditionnelles ; tout roi de fraîche date était, pour lui, un usurpateur, et tout usurpateur un tyran. ”
“ La session du parlement d’Angleterre était close. Lord Lansdowne voyageait avec sa famille ; il parcourait la Suisse et se disposait à passer l’automne dans le midi de l’Italie. Il était lié avec madame de Staël et m’accueillit avec autant d’empressement que de bienveillance. Il était, dès lors, ce qu’il n’a jamais cessé d’être, le modèle du grand seigneur whig. Sa naissance était égale à sa fortune et sa fortune à ses lumières ; il faisait de l’une et de l’autre un usage simple et de bon goût, libéral et magnifique. ”
“ Elle m’accueillit avec bonté ; elle aimait les titres de noblesse, les noms historiques, les idées libérales ; elle détestait l’empereur et le régime impérial ; elle se résignait à la Restauration, sans illusion, sans aversion, sans préjugés favorables ni contraires. J’étais assez son fait sous ces divers rapports. Je la vis bientôt tous les jours ou à peu près ; j’allais habituellement chez elle soir ou matin ; quelquefois l’un et l’autre, soit à Paris, soit à Clichy, où elle s’établit pendant l’été. ”
“ Si l’empereur remportait une victoire décisive, une victoire pareille à celle d’Austerlitz ou d’Iéna, il était de nouveau le maître du monde ; il ne restait plus au gouvernement autrichien qu’à courber la tête et demander pardon. S’il était vaincu, en revanche, et repoussé l’épée dans les reins jusqu’à la frontière de France, c’était l’empereur Alexandre qui devenait le roi des rois, l’Agamemnon de l’Europe, le libérateur du continent, et le mouvement populaire en Autriche entraînait son gouvernement à la queue des alliés ”
“ J’aime la vie, je l’aime et la cultive, comme Montaigne, telle qu’il a plu à Dieu nous l’octroyer ; j’en ai joui dans mon enfance, dans ma jeunesse, dans mon âge mûr, j’en jouis encore dans ma vieillesse, avec douceur et reconnaissance. Je ne regrette rien de ce que le progrès des ans m’a successivement enlevé j’éprouve, qu’à vivre longtemps, on gagne en définitive plus qu’on ne perd, et qu’en sachant être de son âge et de son temps, à mesure que l’homme extérieur se détruit, l’homme intérieur se renouvelle. ”
“ Ce qui caractérisait avant tout, plus que tout madame de Staël c’était, d’une part, une activité impétueuse, impérieuse, irrésistible pour elle-même, et, d’une autre part, si j’ose ainsi parler, un bon sens inexorable. Dans toutes les transactions de la vie, publique ou privée, dans toutes les préoccupations de l’intelligence, étude ou méditation, composition ou conversation, son génie naturel la portait, ou plutôt l’emportait au but, tout d’un trait, de plein saut, au hasard des difficultés, et l’exposait ainsi à dépasser quelque peu la mesure de l’actuel et du possible. ”
“ Un matin, M. d’Argenson fut averti par un courrier impérial que, le lendemain, le roi d’Espagne, la reine et le prince de la Paix, passeraient la journée aux Ormes. Ils étaient expédiés, c’est le mot propre, de Bayonne à Fontainebleau, sous la garde (hélas ! c’est aussi le mot propre) de l’un des plus brillants et des plus justement honorés parmi les aides de camp de l’empereur, le général Reille. Nous étions l’une de leurs étapes ; leur maison, leurs cuisiniers les précédaient fort heureusement, car le nôtre aurait été fort en peine de les servir à leur goût. ”
“ Ce n’était pas chez madame de Staël que je voyais le plus souvent M. de la Fayette ; il habitait sa terre de la Grange et ne venait à Paris que par intervalles. Quand il y venait, j’allais le voir chez lui. Je le rencontrais chez M. de Tracy et chez plusieurs de ses amis ; M. d’Argenson avait renoué avec lui une liaison longtemps interrompue. Je l’aimais et l’admirais beaucoup ; j’entrais, à plein cœur, dans ses sentiments, ce qui me rendait un peu plus libéral que madame de Staël ne le désirait, et me donnait, dans le monde, la réputation d’ennemi de la maison de Bourbon ”
“ Il grimpa le grand escalier des Tuileries, porté sur les bras de ses généraux, de ses anciens ministres, de tous les serviteurs passés et présents de sa fortune, sur le visage desquels on pouvait néanmoins lire autant d’anxiété que de joie. À peine fut-il assis, qu’il entendit retentir à ses oreilles les mots de constitution, de liberté, etc. ; il avait lui-même entonné la première note dans ses proclamations. C’était d’ailleurs le mot d’ordre, la lubie du jour, le jargon de la circonstance. Ce fut pour lui une pilule fort amère, qu’il avala d’assez bonne grâce. ”
“ Bien qu’il eût à peine trente ans, il imposait au conseil des ponts et chaussées, composé de savants qui ne manquaient pas de bonne opinion d’eux-mêmes. Cette fois encore, la faveur du maître y concourait quelque peu, mais le respect était sincère ; jeunes et vieux, il tenait tous ses subordonnés à distance et répondait parfaitement au dessein, d’ailleurs très sage de l’empereur, de soumettre, dans les services spéciaux, la science appliquée au contrôle du bon sens général. Tout en laissant, dans les pures questions d’art, liberté aux hommes de l’art, il se réservait tout le reste ”
“ Rien ne peut mieux donner l’idée de l’entrée de l’Averne, telle qu’elle est décrite par les poètes : la barque qui vous porte est réellement pour l’imagination la barque à Caron. En revenant de Cracovie à Varsovie, je m’arrêtai, ainsi que je l’avais promis, quelques jours à Pulawy. Ce fut là que j’appris les deux terribles et stériles victoires remportées par l’empereur, le 17 août à Smolensk, et le 7 septembre à la Moscowa : heureusement le fils cadet du prince Czartoryski, qui servait dans le corps du prince Poniatowski, était sorti sain et sauf de ces effroyables journées. ”
“ On l’aurait vu, à mesure qu’il conquérait une province nouvelle, l’agréger au grand-duché de Varsovie et réintégrer ainsi graduellement le royaume démembré. Enfin, pour donner force, vie, entrain à l’opération, il aurait choisi pour représentant de sa bonne volonté toute-puissante, soit un grand personnage politique, ce qui était rare à la vérité sous le régime impérial, soit du moins un général, brillant, entreprenant, couvert de gloire, il en avait plus d’un sous la main. ”
“ J’appartenais de cœur et de conviction à la société nouvelle, je croyais très sincèrement à ses progrès indéfinis ; tout en détestant l’état révolutionnaire, les désordres qu’il entraîne et les crimes qui le souillent, je regardais la Révolution française prise in globo comme une crise inévitable et salutaire. En politique, je regardais le gouvernement des États-Unis comme l’avenir des nations civilisées, et la monarchie anglaise comme le gouvernement du temps présent ; je haïssais le despotisme et ne voyais dans la monarchie administrative qu’un état de transition. ”
“ Elle lutta contre l’invasion du mal, avec une impétuosité héroïque : partout invitée, allant partout, tenant maison ouverte, recevant le matin, à dîner, le soir tous les hommes distingués de tous les partis, de tous les rangs, de toutes les origines, prenant à la politique, aux lettres, à la philosophie, à la société sérieuse ou frivole, intime ou bruyante, ministérielle ou d’opposition, le même intérêt que dans les premiers beaux jours de sa première jeunesse. ”
“ Le scepticisme est une excellente machine de guerre ou un très bon oreiller pour la paresse mais, pour un penseur, ce n’est point un port dans la tempête, c’est au contraire une rade ouverte à tous les vents ; on se fatigue à battre l’eau, sans cesse et sans but, et de guerre lasse le mysticisme devient le coup de désespoir de la logique aux abois. J’ajoute qu’en ceci Benjamin Constant ne s’en tenait pas à la pure spéculation, la pratique même était de la partie, si tant est que pratique il y ait chez les mystiques. ”
“ Tout est dit désormais sur madame de Staël. Pleine justice lui est rendue ; les hommes éclairés, les hommes honnêtes de tous les partis, ce chœur des gens de bien et de bon sens qui devance la postérité et prépare ses arrêts, s’accorde à reconnaître dans l’auteur de tant d’écrits qui vivront autant que notre langue, la générosité du caractère, l’élévation des sentiments, la force, l’étendue et la finesse de l’esprit, une rare diversité de dons naturels et de talents acquis, sans parler de l’incomparable éclat de sa conversation. ”
“ La société de M. de Narbonne était pleine de charme, il réussissait à captiver, par sa bonne humeur, les habitants de Raab et des environs, autant qu’à les désarmer par sa justice et sa bonté. La population soumise à l’armée française, en Hongrie, n’avait rien d’original, rien même de remarquable ; la noblesse s’était retirée à Bude sous la protection de la cour et de l’armée autrichienne ; l’évêque de Raab avait pris le même parti. La bourgeoisie de cette ville ne différait guère de la bourgeoisie des autres villes d’Europe que par un peu plus de culture intellectuelle ”
“ Arrivé à Vienne, j’allai droit à l’ambassade. Je trouvai M. Otto, homme honnête, serviteur fidèle, esprit sage et modéré, dans une angoisse inexprimable. Il arpentait son cabinet en tous sens, dévoré d’inquiétude, assiégé de bruits contradictoires qui lui parvenaient de toutes parts. Pour donner une juste idée de son état, il me suffira de dire que ce 29e bulletin, qui nous avait, à Varsovie, glacés d’épouvante, lui causa une joie qu’il ne put contenir ; il me sauta au cou, bien qu’il me vît pour la première fois ; il écrivit sur-le-champ au prince de Metternich, pour lui annoncer ma venue. ”
“ La disgrâce de M. de Talleyrand survenue à la suite des affaires d’Espagne (je ne décide point) , avait entraîné l’exil d’un de ses amis, M. de Montrond, bien connu à Paris et en Angleterre, pour la vivacité de son esprit et le bonheur de ses réparties, homme singulier en qui certaines qualités élevées rachetaient, à quelques égards, ce qu’il y avait d’équivoque dans son existence, et de reprochable dans ses mœurs. M. d’Argenson et lui avaient été amis de jeunesse, et leur liaison ne s’était jamais ressentie de la diversité de leur genre de vie. Il choisit Anvers pour sa résidence. ”
“ Son activité, sa vivacité, sa bonne humeur, son ton soldatesque, lui gagnaient tous les cœurs. Dans le rayon que son corps d’armée occupait autour de Cracovie, il prenait sans façon le premier paysan venu, lui faisait décrasser les mains, couper les cheveux, raser la barbe et le livrait à un sous-officier qui lui enseignait le maniement des armes ; au bout d’un mois, on lui mettait sur le dos un uniforme bleu ; l’empereur des Français avait en lui un excellent soldat, prêt à tout, propre à tout, ne regrettant rien, ne pensant qu’à vivre et à mourir sous son drapeau ”
“ J’étais dès lors, et je suis toujours resté depuis, mais avec la modération que donne l’expérience, novateur dans l’ordre, sans regret d’aucun passé, aspirant à l’avenir. Pour l’avenir c’était la devise de mon esprit comme celle de ma famille. Aujourd’hui même encore, après tant de revers et de mécomptes, j’ai grand’peine à me débattre contre l’espérance, et je travaille, bon gré malgré, pour un temps meilleur. ”
“ Madame de Staël recevait ces insinuations avec le dédain qu’elles méritaient, faisait ses paquets à la hâte, en m’exhortant à rester aussi longtemps qu’il y aurait quelque chance de résistance à la nouvelle invasion du despotisme impérial, et en me donnant rendez-vous à Coppet, lorsqu’il n’y en aurait plus. Je restai. Le gouvernement et la société offraient un spectacle misérable. On se repaissait de fausses nouvelles sans y ajouter la moindre foi. On s’échauffait en déclamations que chacun appréciait à leur juste valeur. ”
“ J’ai peu connu M.Rocca. Au moment où madame de Staël revint en France, il était atteint d’une maladie mortelle qui le condamnait à la retraite et au silence absolu. On ne le voyait que de loin en loin. Dans le très petit nombre de paroles que j’ai recueillies de lui, il m’a laissé l’idée d’un esprit original, brusque et naïf qui devait avoir quelque chose de singulièrement piquant. J’ai beaucoup connu, en revanche, Wilhem Schlegel, et j’aurai souvent occasion d’en parler. ”
“ Si l’empereur avait eu, je ne dis pas la volonté mais la moindre velléité de rétablir la Pologne, son premier soin, à coup sûr, aurait été de reconstituer l’armée polonaise, seule fraction de la nation qui n’eût pas subi de partage, préférant l’exil à la soumission, et le drapeau français au drapeau russe ou prussien ; il eût replacé cette armée tout entière sous la main de son digne chef, le prince Joseph Poniatowski, neveu du dernier roi de cet infortuné pays ; puis il aurait fait de cette armée la droite de la grande armée ”
“ Quel élan, quel entrain, quelle confiance dans le succès, quel mépris pour l’ennemi ! Hélas ! de cet essaim gai, animé, tapageur, un seul, si je ne me trompe, un seul, Adrien d’Astorg, a repassé les Pyrénées ; la grande armée presque tout entière y a laissé ses os ! Le général Auguste de Colbert a été tué en Galice. Il était l’aîné de quatre frères qui se sont élevés, par leur épée, aux premiers rangs de l’armée, et dont la détresse avait été telle, au début de leur carrière, qu’entre eux quatre, ils n’avaient qu’un seul habit de ville qu’ils se prêtaient tour à tour. ”
“ M. Suard était un très aimable vieillard, d’un esprit fin, délicat ; il était libéral et modéré, accessible aux idées nouvelles que la réaction propageait mais principalement préoccupé de reproduire dans sa maison l’un de ces brillants salons où s’était formée sa jeunesse, un de ces salons où la liberté indéfinie des idées et du langage s’alliait à l’élégance et à la politesse. ”
“ L’homme de bien qui avait exposé cent fois sa vie, qui avait subi la persécution, l’expatriation, la confiscation pour ces ingrats, n’avait plus qu’à secouer la poussière de ses pieds en s’éloignant et à s’envelopper la tête dans son manteau. Je trouvais son indignation naturelle et son ressentiment légitime ; mais il me semblait que l’expression en était tout à la fois excessive et déplacée dans un pays étranger à l’Allemagne et surtout devant des Français qui pouvaient bien sans trop de malice être tentés de se réjouir des mécomptes de leurs vainqueurs. ”
“ En faisant, bon gré mal gré, trêve aux préoccupations de la politique française, je me laissai entraîner quelque peu sur le terrain de la politique helvétique et surtout de la politique genevoise. La lutte en Suisse était la même qu’en France et la même à Genève que dans le reste de la Suisse. C’était la lutte entre la contre-révolution victorieuse, et la révolution vaincue par ses propres excès, mais représentée dans sa défaite par cette élite des hommes éclairés qu’elle avait opprimés, dans ses résultats par les intérêts qu’elle avait créés. ”
“ Je l’avais connu à Anvers, où il commandait, à l’époque où M. d’Argenson y résidait comme préfet, et je causais quelquefois avec lui. Quelque temps avant l’ouverture de la séance, je voyais ce petit homme aller, venir, s’asseoir, se lever, comme une âme en peine. À la fin, il s’approcha de moi, et me demanda ce que je comptais faire, c’est-à-dire comment je me proposais de voter. Je le lui expliquai il n’y comprit rien, à coup sûr, mais il me dit simplement : – Je ferai comme vous. – Fort bien, repris-je ; alors asseyez-vous à côté de moi ; nous nous encouragerons mutuellement. ”
“ On ne saurait trop apprécier sur ce point la dette de notre pays envers Benjamin Constant : ses différentes brochures ont éclairé les plus habiles, illuminé le gros du public et transformé en lieux communs des vérités ignorées ou méconnues ; c’est le premier des triomphes en philosophie et en politique. Je l’assistais dans ce travail en qualité de manœuvre ; je l’aidais à faire passer, dans le langage technique de notre législation, des idées empruntées à la législation britannique, à ménager les transitions entre l’un et l’autre. ”
“ On ne restait en arrière de cinquante pas qu’au péril de la vie. Je m’entendis avec le gardien des archives, fort content d’être remis sur pied, et qui, d’ailleurs, n’avait rien à nous refuser. Il me promit de faire copier le manuscrit et de me l’envoyer à Valladolid. Il tint parole, mais rien ne se fait vite en Espagne le manuscrit ne me parvint qu’au moment de mon départ pour la France, et ne me fut adressé qu’avec le modeste bagage que je laissais derrière moi. Rien non plus ne marche vite en Espagne. ”
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