Résumé

W Dejust Assurance pour compte de qui il appartiendra… (1899)

En effet, comment chacun des associés connaîtrait-il la personne cachée par la clause pour compte ? Comment pourrait-il apprécier son crédit et sa moralité?
En outre, une société d'assurances mutuelles n'est pas une société de capitaux ; c'est une société civile, de personnes où chaque partie assure ces co-associés et est assuré par eux ; elle est à la fois assureur et assuré. Le fondement du droit à l'indemnité se trouve dans la qualité de sociétaire ; personne ne peut y prétendre à moins d'être associé, ou tout au moins l'avant cause d'un associé.
Source : Gallica

W Dejust Assurance pour compte de qui il appartiendra… (1899)

Mais l'indemnité due par un assureur est la représentation de la chose assurée sans lui être subrogée; car elle constitue une créance personnelle de l'assuré; c'est un droit propre qui naît avec le sinistre et n'entre qu'à ce moment dans son patrimoine. Soutenir le contraire, c'est créer au profit du déposant un privilège que ne prévoit aucun texte.
En outre, si l'héritier du dépositaire, à défaut de la chose elle-même, ne restituait pas, au moins, le montant du prix de vente ou l'action pour l'obtenir, il aurait un enrichissement sans cause, ce que l'équité ne peut admettre.
Source : Gallica

W Dejust Assurance pour compte de qui il appartiendra… (1899)

Voilà bien la preuve qu'un patron peut contracter une assurance pour compte afin de couvrir la responsabilité de son ouvrier.
En résumé la cour de cassation n'a pas admis la théorie de la coassurance ; on ne peut que souhaiter qu'un débat lui vienne fournir l'occasion d'affirmer les vrais principes.
Il nous reste à examiner une hypothèse voisine de la précédente.
Un propriétaire assure sa propre chose à un assureur ; puis, comme il est en même temps dépositaire de choses appartenant à autrui, il contracte une assurance pour le compte de qui il appartiendra et pour son compte.
Source : Gallica

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