Résumé

Émile Gelé Guerre d'Orient : lettres d'un Saint-Cyrien (1856)

Lundi soir nous débarquons encore une fois, c'est à Gallipoli; nous sommes en Turquie; semblable à toutes les villes du pays, elle présente de loin l'aspect le plus curieux: les minarets paraissent s'élever de tous côtés comme pour prouver la puissance de Dieu; tout est religion dans ce pays, et le fanatisme pousse les Turcs à aimer plutôt les Russes que nous; aussi y sommes-nous vus d'un œil plus qu'indifférent, à ce point que si jamais quelque revers venait à nous arriver, nous serions écharpés par les Turcs
Source : Gallica

Émile Gelé Guerre d'Orient : lettres d'un Saint-Cyrien (1856)

Notre principale affaire n'est pas, du reste, de prendre la ville; il est même probable que je n'entrerai pas dans Sébaslopol : nous sommes armee d'observation avant tout; ce qui ne nous empêche pas d'aller voir tous les cinq jours ce qui se passe aux tranchées; or, il s'y passe toujours la même chose, des boulets qui vous couvrent de terre et d'éclats de pierre, quand ils ne vous font pas autre chose, des bombes et des obus qui vous forcent à se prosterner tout de son long devant eux, des balles, autrement dit des mouches, qui vous font saluer très-gracieusement sur leur passage.
Source : Gallica

Émile Gelé Guerre d'Orient : lettres d'un Saint-Cyrien (1856)

Vers midi, je reçus l'ordre d'aller donner la chasse aux cosaques qui faisaient paître leurs chevaux près de la rivière. Je partis avec cinquante-deux chasseurs, et, après avoir marché un kilomètre et demi, j'arrivai sur la Tchernaïa; nous nous embusquâmes dans les roseaux et derrière les arbres, et nous nous mîmes à tirailler sur les chevaux et sur les cosaques. C'était plaisir de voir les chevaux partir au galop en
boitant d'une blessure à la jambe, et les cosaques se coucher ou se jeter sur leurs chevaux pour se retirer au plus vite.
Source : Gallica

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