François Le Métel de Boisrobert,
Les Rivaux amis, tragi-comédie
“ Cléonte Je mets votre salut au nombre des merveilles,On ne courut jamais de fortunes pareilles :315 Cela vous doit instruire, ô Prince glorieux,En autre occasion, à vous ménager mieux ;Et ne pas exiger de ce cœur invincible,Qui n’a cédé qu’au nombre, une chose impossible.Iolas De tous tes compagnons n’est-il resté que toi ?Cléonte 320 Vos bons soldats sont morts, le reste a pris l’effroi.Iolas Si Phalante a peuplé mes murailles désertes,Le Ciel soit loué, je ne plains point mes pertes,Ce généreux amy répare mon malheur,Il connaît le besoin que j’ai de sa valeur ”
