Drury Lane

Définition et enjeux

Portrait de E.-D. Forgues E.-D. Forgues Les Deux Kean, Cinquante ans de la vie dramatique en Angleterre

Quand il eut acquis la certitude que son père était désormais hors d’état de lui donner sur ce point satisfaction complète, il lui déclara respectueusement, mais avec une fermeté inébranlable, qu’il ne quitterait pas l’Angleterre aussi longtemps que vivrait mistress Kean. Le grand tragédien, devant cette résistance inattendue, s’emporta aux plus véhémentes imprécations. Une colère folle animait son regard et faisait vibrer sa voix. Jamais Drury-Lane ne l’avait vu plus terrible. Et ses emportemens redoublèrent encore quand à cette question : « De quoi vivrez-vous, si je vous abandonne ? »
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Portrait de Alfred Assollant Alfred Assollant Deux amis en 1792 (1860)

Les vieilles dévoles et les braillards des trois royaumes aboyèrent si longtemps qu'ils la forcèrent de quitter Drury-Lane et son amant. Pour l'amant, la perte n'était pas grande, car ce gros Hanovrien, que ses laquais appellent le premier gentilhomme de l'Europe, en est assurément le plus ladre. Perdita, dont la pension était fort mal payée, fut ravie de reprendre sa liberté et de ne plus ramasser cet ivrogne sous la table. Elle vint à Paris, me vit, m'aima et fit mon bonheur le même jour : c'est une fille d'esprit, qui connaît le prix du temps.
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Félix Roubaud L'oeil-de-boeuf des théâtres (1849)

Sa maîtresse était Anne Cibber, premier rôle à Drury-Lane. Cette femme, d'une nature exceptionnelle, aurait rempli pour Murphi tout Un monde de dévouement. Ne comprenant l'amour que par les sacrifices qu'il impose, elle effaçait toujours sa personnalité des rêves à travers lesquels elle se plaisait à entrevoir l'avenir de son amant, et réclamait constamment pour elle les larmes à répandre et les peines à supporter.
Source : Gallica

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