Nana Sahib

Définition et enjeux

Portrait de Jules Verne Jules Verne La Maison à vapeur (1880)

Il n’y avait pas à douter cette fois de la mort de Nana Sahib. Son identité avait été constatée, et le journal pouvait dire avec raison : « Le royaume de l’Inde n’a plus rien à craindre désormais du cruel rajah qui lui a coûté tant de sang ! »
les monts himalaya. Cependant, la folle, après avoir quitté le pâl, descendait le lit du Nazzur. De ses yeux hagards sortait comme la lueur d’un feu interne, qui se serait soudainement rallumé en elle, et, machinalement, ses lèvres laissaient échapper le nom du nabab.
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Portrait de Jules Verne Jules Verne La Maison à vapeur (1880)

Là, les secours ne manqueraient pas ! Mais à quoi bon ? Comment auraient-ils su où était le colonel Munro ? Nul ne connaissait cette forteresse de Ripore, ce repaire de Nana Sahib. Et, d’ailleurs, pourquoi le nom du nabab leur serait-il venu à la pensée ? Nana Sahib n’était-il pas mort pour eux ? N’avait-il pas succombé à l’attaque du pâl de Tandît ? Non ! ils ne pouvaient rien pour le prisonnier !
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Portrait de Jules Verne Jules Verne La Maison à vapeur (1880)

Il devait néanmoins en résulter ceci : c’est que, puisqu’il n’y avait aucune preuve certaine de la mort de Nana Sahib, la légende allait reprendre ses droits ; c’est que, dans l’esprit des populations de l’Inde centrale, l’insaisissable nabab passerait toujours pour vivant, en attendant que l’on fit un dieu immortel de l’ancien chef des Cipayes.
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