Élie Metchnikoff

Définition et enjeux

Portrait de Léon Metchnikoff Léon Metchnikoff La Civilisation et les grands fleuves historiques

Quand les bêtes se dévorent, l’homme en est dégoûté ; quand le prince, le père du peuple, se réunit aux bêtes féroces, peut-on l’appeler le père de ses sujets ?... Si mon prince n’est pas capable, j’ai le droit de le traiter comme un brigand, etc. »
Quand on compare les philippiques ardentes de Mencius aux écrits incolores du grand Koung-fou-tse, on se demande pourquoi le « Philosophe Rigide [17] » n’occupe que la seconde place dans le panthéon philosophique de l’extrême Orient.
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Quel que soit son habitat, l’homme est mal armé pour le progrès, tant qu’il ne possède point un faisceau de facultés péniblement et lentement acquises dans la lutte pour vivre, puis transmises par l’hérédité. Ce sont : la sociabilité, qui unit et coordonne les efforts individuels ; l’intelligence, qui dirige ces efforts vers un but utile à la communauté ; enfin, la volonté patiente, qui fait persister et endurer... Le milieu fait beaucoup ; il ne fait pas tout, et la race importe davantage. Il n’y a jamais eu de grande civilisation nègre. L’Égypte ancienne n’a été que négroïde [37] et métisse
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Même dès le début, le milieu nilotique n’imposait pas fatalement le despotisme à ses habitants : c’est la solidarité qu’il leur conseillait, et cette solidarité fit la grandeur de la civilisation égyptienne, tandis que rien ne la rendait indispensable dans telle ou telle des nombreuses régions où l’homme isolé, aidé simplement des membres de sa famille, peut suffire à ses besoins sans beaucoup se préoccuper de ses voisins ou de la communauté.
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