François-Honoré Quin

Élements biographiques

François-Honoré Quin Quelques réflexions sur l'avenir de l'agriculture et des principales races d'animaux domestiques (1867)

Comme l'industrie, l'agriculture n'a-t-elle pas besoin de crédit? Ne souffre-t-elle pas de la rareté des capitaux? Ne profite-t-elle pas de leur abondance?
Comme l'industrie enfin, l'agriculture n'a-t-elle pas besoin de débouchés? N'est-elle pas obligée de multiplier ses produits pour en diminuer le prix de revient? N'a-t-elle pas recours, en un mot, autant qu'elle le peut, au grand et fécond principe de la division du travail ; à l'emploi des machines, toutes circonstances si profitables à l'industrie en général ?
Source : Gallica

François-Honoré Quin Quelques réflexions sur l'avenir de l'agriculture et des principales races d'animaux domestiques (1867)

S'il est incontestable que la division de la propriété a fait faire un pas considérable à l'agriculture actuelle, comparée à celle d'autrefois, cependant il serait absurde de prétendre que ce que nous voyons est le dernier mot du progrès, et que nous sommes désormais condamnés à rester stationnaires ou à peu près.
Ce qui condamne surtout la petite culture, ce qui la constitue à l'état d'infériorité marquée, c'est sa persistance, disons mieux, c'est son impuissance à n'utiliser jamais ou très peu le travail des machines pour s'en tenir toujours au seul travail de l'homme.
Source : Gallica

François-Honoré Quin Quelques réflexions sur l'avenir de l'agriculture et des principales races d'animaux domestiques (1867)

N'est-il pas temps que l'habitant des campagnes se rende compte des travaux qu'il entreprend chaque jour et qu'il exécute en quelque sorte machinalement, puisqu'il n'a point, pour le guider, ce flambeau du savoir qui transforme si rapidement les sociétés et contribue pour une si grande part au progrès de la civilisation?
Instruire le travailleur des champs, le mettre au fait des secrets de la nature, lui montrer les merveilles de la création, et surtout lui apprendre le moyen de les approprier à son usage, n'est-ce pas lui procurer tout à la fois le pain de l'intelligence et le pain du corps?
Source : Gallica

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