Jules-Étienne Gigault de Crisenoy, De Rochefort à Cayenne, journal du capitaine de "l'Économe"… (1883)
“ En sortant de la rade de Santa-Cruz, nous avons trouvé les vents alizés, cette zone enchantée où la brise est toujours tiède et caressante; où la mer ne s'irrite jamais et pousse le navire en le berçant doucement ; où, dans l'ombre, les flots tracent derrière lui un sillon lumineux, et se couvrent d'une écume étincelante ; où les jours s'écoulent paresseusement sans qu'on ait à toucher à une voile ni à une corde ; où les dorades ,se jouent sous le beaupré en narguant le trident du harponneur, tandis que les poissons volants viennent par troupes s'ébattre hors de l'eau. ”
