Résumé

Achille Grelleau Une question de clocher : étude de droit public et administratif… (1861)

S'il se trompe, si, dominé par l'intérêt ou la passion, quelques efforts qu'il fasse pour s'en préserver, il est dupe ou victime d'une idée préconçue passée à l'état de monomanie, qu'on veuille bien, il le demande en grâce, l'en avertir.
S'il est dans le vrai, supposition qu'il faut admettre pour juger équitablement ses paroles et ses actions, n'était-il pas forcé de se demander, en présence de l'arrêté pris pour 1860, ce qu'il arriverait en 1861, et si la commune de Garons est devenue taillable sans merci ni miséricorde?
Source : Gallica

Achille Grelleau Une question de clocher : étude de droit public et administratif… (1861)

Tout citoyen donc, après s'être convaincu, par une sérieuse étude, qu'une contribution exigée de lui et par lui acquittée, n'avait pas été régulièrement établie, peut à son choix exercer ou du moins provoquer l'action pénale par une plainte en concussion déposée dans les mains des magistrats préposés pour la recevoir, ou exercer l'action civile.
Pour lui l action pénale et l'action civile n'ont qu'un intérêt et
qu'un but : obtenir le remboursement de ce qu'il a payé sans le devoir, et une juste indemnité s'il y a lieu.
Source : Gallica

Achille Grelleau Une question de clocher : étude de droit public et administratif… (1861)

Pour la combattre, le maire avait fait jouer deux puissants ressorts, la crainte et l'espoir. Il sut persuader à la majorité que M. le préfet ayant prononcé, résister à sa volonté serait une folie dangereuse ; et que, si la commune avait au contraire la sagesse de s'y soumettre, ce puissant fonctionnaire ne manquerait pas de solliciter et obtiendrait pour elle du gouvernement une subvention telle que non-seulement, avant peu, la dette communale serait amortie, mais encore que les travaux de l'église ébauchée pourraient être promptement repris et menés à fin.
Source : Gallica

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