Résumé

Alphonse Pinède Le nouveau sénatus-consulte et la constitution anglaise (1869)

Nous arrivons enfin à la troisième branche du pouvoir législatif, à la plus populaire, la Chambre des communes, en qui résident vraiment tous les pouvoirs, et qui est, malgré les apparences et les fictions constitutionnelles, le véritable et seul souverain de l'Angleterre ; il ne lui manque que le suffrage universel pour être le modèle le plus parfait de représentation nationale qui ait jamais fonctionné dans une grande société politique. Un long usage de la liberté lui a donné une consistance inébranlable et une autorité qui a trop souvent manqué à nos Chambres françaises.
Source : Gallica

Alphonse Pinède Le nouveau sénatus-consulte et la constitution anglaise (1869)

Là, en effet, les assemblées populaires ou meetings jouissent de la plus grande liberté : c'est par leur moyen que l'opinion publique se manifeste et s'affirme, et que le peuple, dont une partie notable n'a pas encore la plénitude des droits politiques, exerce une action incalculable sur les affaires publiques et sur la conduite du gouvernement.
L'Angleterre, on le voit, nous laisse encore assez loin derrière elle en fait de liberté. Mais si bien des droits nous manquent, nous avons entre les mains les moyens de les conquérir par le suffrage universel.
Source : Gallica

Alphonse Pinède Le nouveau sénatus-consulte et la constitution anglaise (1869)

La Constitution anglaise est l'oeuvre du temps, et non pas le produit des conceptions d'un législateur unique ou d'assemblées éphémères. Là est le secret de sa force et de sa grandeur. Comme le chêne qui par l'effet du temps développe sa force native, et qui, défiant les orages, couvre chaque jour le sol de plus puissants rameaux, ainsi la Constitution anglaise a étendu successivement les éléments de force et de durée qu'elle contenait
Source : Gallica

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