Charles Marty-Laveaux

Charles Marty-Laveaux

Résumé

Portrait de Charles Marty-Laveaux Charles Marty-Laveaux Essai sur la langue de La Fontaine… (1853)

Voyons avec quel talent la Harpe se dédommage d'avoir échoué dans l'éloge officiel de la Fontaine ; écoutons Marmontel lorsqu'il oppose la recherche prétentieuse de la Mothe au style si simple de notre fabuliste et qu'il parle de ce dernier avec esprit, avec finesse, et, mieux que tout cela, avec amour. Passionnés pour les beautés, attentifs aux fautes, ils réalisent presque complètement l'idée qu'on doit se faire de ce sage ami que Boileau souhaitait au poëte.
Source : Gallica

Portrait de Charles Marty-Laveaux Charles Marty-Laveaux Essai sur la langue de La Fontaine… (1853)

S'ils avaient profité du conseil et qu'ils se fussent mis à étudier sérieusement, d'abord les écrivains de prédilection du poëte, puis les auteurs de son temps et les lexiques, ils se seraient bien vite convaincus que les mots forgés sont beaucoup moins nombreux qu'on ne le suppose dans les œuvres de la Fontaine. En fait de langage, il inventait peu ; seulement il cherchait à ne rien laisser perdre ; dans ses ouvrages le style tire bien plus souvent son originalité de la nouvelle acception d'un mot que de la création d'un terme.
Source : Gallica

Portrait de Charles Marty-Laveaux Charles Marty-Laveaux Essai sur la langue de La Fontaine… (1853)

On ne comprend guère comment des rapprochements si faciles n'ont pas été déjà faits par les commentateurs ; mais on s'aperçoit bientôt que le tort de la plupart d'entre eux est d'avoir voulu faire preuve de trop d'érudition. Ils ont souvent feuilleté des ouvrages que le fabuliste n'avait sans doute jamais vus, dans l'espoir d'y découvrir les origines de son langage et de son style, tandis qu'ils dédaignaient de comparer patiemment le poëte à lui-même et aux prédécesseurs qu'il nous désigne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature