Charles Motte, Le 27 décembre 1855 à Graissessac… (1855)
“ Quel spectacle parut à notre vue : mille cadavres étaient disséminés sur cette mer houleuse; la plupart étaient rejetés sur le cap Tenez; non loin de nous les survivants, au nombre de deux cents, dont j'étais du nombre, étaient comme moi perchés sur les débris du vaisseau; tous appelaient leurs proches, leurs amis ; aucun ne répondait, les flots les avaient ensevelis. Quelques officiers du vaisseau, M. de Caraman qui le commandait, et plusieurs matelots, s'étaient emparés de la grande chaloupe qui flottait encore et bientôt capota ; peu se sauvèrent. Quelle triste position était la nôtre ! ”
