Résumé

Charles Viénot Cochinchine française. Rapport présenté à M. Le Myre de Vilers… (1883)

Nous
sommes au village de Ngãi-durong La pagode dans laquelle nous
sommes logés vient d'être redorée à neuf après application sur les piliers en bois et sur les décorations de l'autel d'une couche épaisse de laque rouge. Nous ne pouvons nous empêcher d'admirer le soin avec lequel ce travail a été fait et le magnifique ponçage qu'ont reçu les dorures. Dans cette éclatante nouveauté, les ors sont tellement brillants qu'ils en sont criards et fatigants pour la vue ; mais on sent que dans peu de temps ces tons trop vifs s'apaiseront et donneront un ensemble plus harmonieux à l'oeil.
Source : Gallica

Charles Viénot Cochinchine française. Rapport présenté à M. Le Myre de Vilers… (1883)

Entrée du village où nous faisons halte. C'est le siége d'un grand marché, et, lorsque nous y arrivons, nous voyons de loin un fourmillement d'individus sous les hangars en paillottes où se tient le marché. Les produits mis en vente n'ont rien de saillant : riz, paddy, arachides, sésame, patates, huile de sésame et d'arachides, coton égrené et non égrené, viande de porc crue et cuite, fraîche et salée, médecines chinoises, tourteaux de sésame et d'arachides, graines de ricins, etc., forment le fond des marchandises étalées dans les paniers.
Source : Gallica

Charles Viénot Cochinchine française. Rapport présenté à M. Le Myre de Vilers… (1883)

La case du passeur en dedans du fleuve est inondée, ne laissant émerger que son toit en chaume; les quelques planches servant de lit, où grouillent gens et bêtes, font ressembler le tout à une niche à chien. Au pied de la digue, quelques mares à nénuphars, plus loin quelques cases au milieu des rizières. Nous sommes sur le territoire du village de Thanh-an, canton de Dang-xá, huyên de Gia-làm, phù de Thuân-thanh.
Source : Gallica

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