Eugène Garay de Monglave

Résumé

Eugène Garay de Monglave Siège de Cadiz, par l'armée française… (1823)

Semblables aux sénateurs Romains à l'approche des Gaulois, on eût vu les vénérables magistrats de Cadiz attendre tranquillement la mort sur leurs chaises curules et se féliciter de ne pas survivre à l'anéantissement de leur liberté.
Mais leur courage avait été jusque là couronné d'un plus heureux succès. A peine avaient-ils appris l'éloignement du maréchal Soult que déjà les mesures étaient prises pour tenter un grand coup de main sur l'Andalousie, et faire en sorte, durant son absence, de la délivrer de notre oppression.
Source : Gallica

Eugène Garay de Monglave Siège de Cadiz, par l'armée française… (1823)

Toutes les nations concourent à peupler Cadiz : on y rencontre surtout des Français, des Anglais, des Italiens, des Hollandais et des Allemands. On ne peut compter les commerçants riches et puissants qui l'habitent, ou, pour mieux dire, toute la ville est commerçante : les richesses y avaient jadis introduit beaucoup de luxe, et c'est encore aujourd'hui, sans en excepter Madrid, la ville d'Espagne qui en a le plus.
Source : Gallica

Eugène Garay de Monglave Siège de Cadiz, par l'armée française… (1823)

Le premier bataillon du 8e régiment de ligne s'étant embusqué dans un bois d'oliviers par ordre du maréchal, son porte-drapeau reçut un coup de feu à la tête, et l'aigle devint la proie des grenadiers du 87° régiment de ligne anglais. Le lendemain ce trophée fut promené en triomphe dans les rues de Cadix, au bruit des cloches, de toute l'artillerie de la place et des forts, et au milieu d'un peuple qui, brûlant de vengeance, faisait retentir l'air des cris de vive l'Espagne !
vivent les cortès ! mort à nos oppresseurs !
Source : Gallica

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