Résumé

Gabriel-François de Blaÿ de Gaïx Histoire militaire de Bayonne. De la mort d'Henri IV à la Révolution française (1899-1905)

Ces braves gens défirent, en se retirant, quatre cents Espagnols, qui attendaient l'issue de l'attaque du quartier de Guadeloupe, pour entrer en ville. Lavalelle et Saint-Simon s'étaient bornés à défiler de leurs quartiers en suivant le mouvement des fuyards des autres camps, et en abandonnant à l'ennemi l'artillerie, les munitions et même l'argenterie de Condé. Gramont n'avait pas montré plus de vaillance ; après s'être renfermé dans son quartier où l'ennemi l'avait laissé en repos, il avait défile, sans même défendre
une redoute occupée par lui et achevée depuis trois jours.
Source : Gallica

Gabriel-François de Blaÿ de Gaïx Histoire militaire de Bayonne. De la mort d'Henri IV à la Révolution française (1899-1905)

Ces actes de violence causèrent un grand émoi parmi les habitants de la frontière, dont beaucoup envoyèrent à Bayonne leurs objets précieux. Quoique d'Artagnan fût renseigné par un système de signaux, qu'il avait organisé pour mettre le Château-Vieux en correspondance avec divers postes de la frontière, et que les échevins fissent épier les avenues de la ville du côté de l'Espagne, il parut nécessaire de faire, à l'avance, tout ce qui ne pouvait se réaliser au moment de l'attaque, à savoir : de mettre les canons en place, d'en augmenter le nombre et de raffiner les poudres.
Source : Gallica

Gabriel-François de Blaÿ de Gaïx Histoire militaire de Bayonne. De la mort d'Henri IV à la Révolution française (1899-1905)

En môme temps que ces divers préparatifs s'exécutent, le sieur Duhalde, appelé à Saint-Sébastien par le soin de ses affaires, s'est informé discrètement des desseins de l'ennemi. Les échevins sont en mesure de l'enseigner le roi au sujet des secours que l'Espagne se propose d'envoyer au parti de la Fronde ; ils lui font connaître les mouvements de troupe qui s'exécutent tant en Guyenne qu'en Espagne, et, avant de terminer leur lettre, ils ont soin de faire ressortir la
pauvreté de la ville en artillerie et de solliciter un envoi de pièces de canon et de poudre.
Source : Gallica

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