Gustave Salé

Résumé

Gustave Salé Histoires coloniales (1931)

Bien que relégué par les hasards de la vie dans le plus abominable et le plus infect des petits postes de la grande brousse, Gravait conservé l'habitude de dîner tous les soirs en habit noir.
Sur les bancs de sable à côté de sa pirogue, ou sur les planchers de bambous écrasés des maisons de passagers, pour lui-même, pour son propre plaisir, il se mettait en tenue et revêtait le smoking ou l'habit en affirmant que, dans les pays les plus sauvages, il faut se souvenir une fois par jour des obligations de la civilisation.
Source : Gallica

Gustave Salé Histoires coloniales (1931)

Il en fallait pour surmonter le climat, s'adapter, lutter contre l'inconnu des choses et des êtres, sans aide que soi-même, — du douanier solitaire à surveiller les bois qui descendent des hautes forêts sur le fleuve aux commis dispersés dans la brousse, alors encore plus au tigre qu'au colon...
Des amiraux, des gouverneurs, toute une élite, mais qui fut servie par le dévouement, le sacrifice innombrable des humbles, toute une oeuvre d'amour... Quelle passion jalouse, chacun pour sa petite patrie d'élection ! Qu'allait-on parler de ce Tonkin battant neuf au vieux
Cochinchinois !
Source : Gallica

Gustave Salé Histoires coloniales (1931)

M. le Gouverneur, selon son habitude, parcourait les provinces. Il s'intéressait aux Français et aux Indigènes, aux bêtes et aux choses, aux minéraux et aux plantes. Rien ne le laissait indifférent.
Il revit l'instituteur, le géomètre, le mécanicien, le juge, le colon, l'industriel, le chasseur, le pêcheur, le postier et le commerçant. Puis, il exprima à M. l'Administrateur le désir de voir sa vigne.
Source : Gallica

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