L. Le Saint, Souvenirs de deux marins (1865)
“ Après y avoir pris langue , ils s'acheminèrent vers le phare, en suivant les falaises à pic qui bordent le rivage. Les deux enfants éprouvèrent alors une de ces sensations confuses qu'on ne peut définir : ce n'était plus de l'admiration comme en présence de la rade de Brest, mais une sorte d'éblouissement. La vue de cette mer sans limites, racontant, selon l'expression de leur mère, les prodiges de la création, leur faisait mieux comprendre la toute-puissance divine. Combien ils se sentirent petits en face de l'infini! ”
