L. Le Saint

Résumé

L. Le Saint Souvenirs de deux marins (1865)

Après y avoir pris langue , ils s'acheminèrent vers le phare, en suivant les falaises à pic qui bordent le rivage. Les deux enfants éprouvèrent alors une de ces sensations confuses qu'on ne peut définir : ce n'était plus de l'admiration comme en présence de la rade de Brest, mais une sorte d'éblouissement. La vue de cette mer sans limites, racontant, selon l'expression de leur mère, les prodiges de la création, leur faisait mieux comprendre la toute-puissance divine. Combien ils se sentirent petits en face de l'infini!
Source : Gallica

L. Le Saint Souvenirs de deux marins (1865)

En attendant le moment de remonter vers Pékin, j'eus l'occasion de visiter plusieurs villes curieuses et d'étudier les mœurs des habitants.
Je vous parlerai surtout de Canton, dont la population réunie dépasse un million d'âmes.
Il y a la ville flottante et la ville européenne ; celle-ci est divisée en quatre sections. Pendant longtemps, les Européens ne pouvaient pénétrer sans danger de mort dans les autres quartiers. A l'époque où j'y fus, tout cela avait changé ; quand nous passions dans les rues, les Chinois nous regardaient, mais sans démonstration de colère ou de vengeance
Source : Gallica

L. Le Saint Souvenirs de deux marins (1865)

De là le regard embrasse un panorama charmant: En face, est la presqu'île de Crozon'avec ses grottes sans cesse battues par les vagues, refuge de milliers d'oiseaux ; à droite , près du goulet, s'élève le phare du Pozzic, dont les feux, le soir, projettent au loin une vive lumière ; à gauche , se dessinent les côteaux qui terminent la chaîne des montagnes Noires. Tel est l'attrait que présente cette vaste
nappe d'eau, tantôt calme, tantôt soulevée, avec les nombreux navires qui la sillonnent en tous sens, qu'on désire tous les jours jouir de sa vue
Source : Gallica

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