Résumé

Le Tidikelt-Touat-Gourara et l'Algérie… (1893)

Ce sera un nouvel oeil tourné vers le Touat, en attendant qu'on nous entraîne à sa conquête, dont nous avons fait ressortir le côté prématuré, les difficultés et les dangers. Ni le Tonkin, ni le Soudan, où nous nous épuisons en combats incessants, d'où il ne nous arrive que des nouvelles de deuil, ne peuvent nous suffire. Le vent reste aux aventures ; mais il faudrait pourtant y résister si l'on veut que l'Algérie devienne réellement la nouvelle France, ou la France d'outre-mer, comme on l'appelle déjà.
Source : Gallica

Le Tidikelt-Touat-Gourara et l'Algérie… (1893)

A notre arrivée en Algérie, il y a quelque 36 ans, des enthousiastes nous faisaient des récits merveilleux sur ces contrées. La poudre d'or, l'ivoire et mille autres riches produits y affluaient du centre de l'Afrique et étaient importés jadis dans le Sud et le Tell algériens. A nous de faire revivre et d'activer ce courant, l'avenir de la colonie en dépendait. Hélas ! ce n'étaient là que des contes aujourd'hui réédités à plaisir. Autrefois, sous la domination turque, et même dans les premiers temps de notre occupation, il venait, c'est vrai, des caravanes.
Source : Gallica

Le Tidikelt-Touat-Gourara et l'Algérie… (1893)

Non, certes, le danger n'est pas dans le Sud, mais dans le Nord où sont près de 4 millions d'Arabes dépossédés de la majeure partie de leur sol, ruinés par le fisc et l'usure. C'est tout ce que leur a valu notre conquête, bien que nombre d'entre eux, comme les Douairs et les Smèlas de la province d'Oran, venus à nous dès la première heure, nous eussent servis en auxiliaires fidèles et dévoués. Par contre les israélites indigènes, qu'ils tenaient sous leur dépendance, ont été délivrés, sont devenus Français, capitalistes et gros propriétaires.
Source : Gallica

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