Louis-Joseph-Delphin Féraud-Giraud

Résumé

Louis-Joseph-Delphin Féraud-Giraud Droit international. France et Sardaigne… (1859)

S'il est vrai qu'en pleine mer le navire et même ses eaux puissent être considérés comme un démembrement de la puissance à laquelle il appartient, il ne saurait en être de même lorsque sortant des eaux libres et publiques, il entre dans les eaux privées et dans les ports d'une nation; il est alors soumis à toutes les lois d'impôt, de surveillance et surtout de police et de sûreté, et il ne peut en hissant à son bord un pavillon étranger au milieu d'un port français, se soustraire aux lois du pays et y soustraire, en servant d'asile, les malfaiteurs qui pourraient atteindre son bord
Source : Gallica

Louis-Joseph-Delphin Féraud-Giraud Droit international. France et Sardaigne… (1859)

La France est un des Etats qui s'est montré le plus jaloux de l'exercice du pouvoir de juridiction territoriale ; alors que nos codes élargissaient la compétence des tribunaux français à raison des contestations nées à l'étranger avec des étrangers, nous nous sommes refusé à reconnaître le même droit aux lois étrangères; nous avons défendu à nos concitoyens de soumettre à l'étranger leurs contestations aux juges du pays; et nous n'avons
jamais voulu accorder en France l'autorité de la chose jugée aux décisions des tribunaux étrangers.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Delphin Féraud-Giraud Droit international. France et Sardaigne… (1859)

Non autorisé ou naturalisé, l'étranger est placé sous le régime de la réciprocité dans les deux pays et sous l'empire des traités particuliers. Il est de doctrine et de jurisprudence constantes en France que le principe de la réciprocité ne peut être invoqué par l'étranger qu'autant que l'admission du Français dans le pays de cet étranger, à l'exercice d'un droit civil déterminé, dérive des traités diplomatiques, et non lorsqu'elle dérive seulement d'une loi ou d'un usage du pays.
Source : Gallica

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