Résumé

Napoléon tel qu'il fut, portrait impartial… (1837)

O Napoléon, tu te crois plus qu'un homme, parceque tu couvres la moîtié de la terre de tes soldats et de tes tentes, parcequ' un mot de toi renverse des trônes et déplace des rois. Eh bien, te voilà faible, sans pouvoir en face de l'incendie; chaque pied de terrain qu'il gagne, te dévore un empire. Napoléon, eh bien, essaie ta puissance, ordonne à ce feu de s'éteindre, à cet incendie de reculer, et s'ils obéissent, tu es plus qu'un homme, tu es presqu'un Dieu!
Source : Gallica

Napoléon tel qu'il fut, portrait impartial… (1837)

Napoléon alla au devant de lui et lui tendit la main. «Mon frère» dit Lucien, en passant un bras autour du cou de Napoléon qu' il serra contre son coeur, en l'embrassant. « Mon frère, que je suis heureux de vous revoir ! » « Messieurs, laisseznous, » dit Napoléon, en faisant un signe de main à trois personnes qui étaient présentes. Celles-ci s'éloignèrent sans se permettre une réplique, quoique l'une fut un Roi (Murat) , la seconde un prince du sang (Eugène) et la troisième un maréchal de France (Duroc) . «Je vous ai fait appeler Lucien,» dit Napoléon lorsqu'il fut seul avec son frère.
Source : Gallica

Napoléon tel qu'il fut, portrait impartial… (1837)

Par son opiniâtreté monstrueuse, Napoléon avait mis toutes les forces humaines et toutes celles de la nature dans la nécessité de se réunir contre lui. Aussi ces dernières ne répondirent que trop à cet appel épouvantable. Il sembla que l'incendie de Moscou eût donné aux vents du pôle le plus affreux signal.
110
Mais quand même Napoléon aurait connu d'avance et dans toute son étendue, la puissance irrésistible des lois universelles, qu'il les eut encore bravées ; il s'était fait, par un excès d'orgueil et d'audace, les maximes les plus fausses et les plus funestes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature