13e arrondissement de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Louis Lurine Louis Lurine Le Treizième arrondissement de Paris… (1850)

Le 13e arrondissement ressemble au bonheur : il n'a peut-être pas d'histoire. L'arbre du bien et du mal a toujours poussé dans ce petit paradis terrestre; le serpent s'y est toujours caché sous les fleurs; les jolies femmes y ont toujours représenté le personnage hasardé de cette pauvre pécheresse qui a nom Ève : telle mère, telles filles.
Je me persuade que le 13e arrondissement a servi de refuge, de cachette, de nid, de boudoir, dans tous les temps, dans tous les siècles, aux amours faciles, aux folies galantes, aux passions heureuses de la grande ville.
Source : Gallica

Portrait de Louis Lurine Louis Lurine Le Treizième arrondissement de Paris… (1850)

Le treizième arrondissement ne manque pas toujours d'un certain ordre, dans le budget de sa fortune ; parfois, il prend la peine de tenir fort exactement un livre des dépenses et des recettes : l'agenda du jour et de la nuit.
Dans le 13e arrondissement, il y a des femmes qui meurent, quand elles vont commencer à aimer; elles
donnent à l'amour le dernier soupir de la galanterie.
Source : Gallica

Portrait de Louis Lurine Louis Lurine Le Treizième arrondissement de Paris… (1850)

Il est impossible de contester au 13e arrondissement le précieux et dangereux avantage d'avoir de l'élégance, du plaisir, de l'esprit, de l'abandon, de la coquetterie, de la malice, des sophas discrets, les plus aimables femmes et les paresses les plus délicieuses du monde.
Dans cette zone parisienne, dans cette espèce d'oasis de dentelles, qui sert de refuge à l'oisiveté galante, ce ne sont que soupirs, sonnets, concerts, sérénades et madrigaux.
Source : Gallica

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