Jean-Houdon

Définition et enjeux

Albert Terrade Autour de la statue de Jean Houdon (1892)

C'en est fait des beaux jours que la bise remporte, La Frileuse est venue et soupire à la porte ; Mais l'amour la lutine et ralentit le pas.
Ouvrons-lui ! Qu'elle trouve aux lèvres confondues Et la vie et la mort, les ivresses rendues.
Le baiser qui s'oublie et qui ne finit pas !
Houdon en a surpris et concentré la flamme, Et plus haut qu'un César que sa victoire acclame, Le silence divin de ce bronze attendri Chante le seul plaisir qui ne soit pas un leurre, Et dans les frais sentiers que le zéphyr effleure, Les retours d'un printemps qui n'est jamais flétri.
Source : Gallica

Albert Terrade Autour de la statue de Jean Houdon (1892)

Comme l'abbé de l'Epée, comme Hoche, Houdon fut à la fois un grand talent et un grand caractère. Il est allé à la gloire par la vertu et par le travail. Le Versaillais illustre entre tous, le prodigieux artiste dont le nom a franchi toutes les frontières et traversera tous les temps, était parti de l'origine la plus humble, — le génie seul ne suffirait pas à expliquer ses triomphes, sa vie est un exemple de ce qu'ont pu l'effort patient, la persévérance, la franchise, le dévouement aux nobles causes, aux grandes idées.
Source : Gallica

Albert Terrade Autour de la statue de Jean Houdon (1892)

La semaine dernière, les membres du Comité de la statue de Jean Houdon ont été visiter la statue qui est achevée et prête à prendre place sur son piédestal. Cette œuvre fait le plus grand honneur au sculpteur Tony Noël : Houdon ne pouvait rêver un hommage plus digne de lui. La pose est pleine d'élégance ; le mouvement, très vivant, donne un ensemble de lignes souples et harmonieuses ; la tête est d'un modelé fin et expressif. Ce morceau de maître est taillé dans un marbre d'une irréprochable pureté qui se détachera merveilleusement sur la verdure environnante.
Source : Gallica

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