Pierre Daru,
L’astronomie, poème en six chants
“ Le monde véritable échappe à son compas. Elle ose soupçonner, mais ne nous montre pas De ces globes brillants les énormes distances Leur vitesse, leur cours et leurs orbes immenses. Déjà Lalande, Herschel, dans des angles aigus, Vers le pôle d’Auster ont vu fuir Sirius. L’Arcture et le Lion suivent la même route. Hercule, qui du Nord illumine la voûte, Dans ce ciel qu’il porta s’élargit aujourd’hui : Est-ce lui qui s’avance, ou marchons-nous vers lui (16) ? Si le soleil voyage avec tout son système, Sur quel centre inconnu gravite-t-il lui-même ? ”
