“ Partez, monsieur de Maligny. Si vous restez à Paris, vous retournerez rue de Pomereu, c’est inévitable. Vous n’y retourneriez pas, que Hilda vous rencontrerait au Bois. Vous, l’éviteriez. Elle vaudrait savoir le pourquoi de ce changement... Un voyage, cela dispense de toute explication. Vous partez. Elle sait que vous êtes loin. Elle en conclut que vous ne tenez pas beaucoup à elle. Si elle doit guérir, elle guérit. Vous lui devez cela, monsieur de Maligny, maintenant que vous ne pouvez plus douter qu’elle n’ait commencé de vous aimer... ”
Maligny
Définition et enjeux
Citations sur “Maligny”
“ L’arrivée de Maligny fut un coup de théâtre qui interrompit soudain le brocantage. Hilda Campbell le vit la première. Sa distraction était grande, depuis qu’elle avait remis pied à terre, et ses beaux yeux bleus ne quittaient guère la porte grande ouverte. Le jeune homme resterait-il à l’attendre dans la rue ? ”
“ À vingt-cinq, l’enivrement de la vie est trop fort pour permettre ces calculs. Jules de Maligny, — pour prendre comme exemple ce rejeton, transplanté en France par les caprices de l’atavisme, des Lodzia de Lublin et des Gorka de Cracovie, — Jules de Maligny donc, n’avait jamais fait la connaissance d’un ami nouveau sans être persuadé qu’il avait rencontré le compagnon unique, le frère d’élection avec lequel réaliser les mythes immortels d’Achille et de Patrocle, de Nisus et d’Euryale ! ”
“ M. de Maligny vint à passer, à grande allure, suivi par deux personnes, allant du même train: un homme d'un certain âge et une toute jeune femme, une demoiselle.—«Ce pauvre Guy d'Albiac est donc aussi fou que sa fille?» dit Mme Mosé. «Vous l'avez vu, Candale, c'est incroyable,»—«Incroyable, en effet,» répondit M. de Candale. Mme Mosé reprit:—«Ce petit Maligny n'a pas le sou; avec cela, joueur, coureur... (ce n'est pas moi qui parle, Hilda, c'est elle...) et on dirait qu'il le veut absolument pour gendre.» Le comte de Candale haussa les épaules.—«D'Albiac?» ”
“ Au cours de cette aventure avec Hilda Campbell, qui ne datait guère que de dix semaines, Maligny avait été, et sans effort aucun, le galant homme qui, voyant une femme en danger, ne calcule rien et risque sa vie pour elle, tout simplement, — le libertin dépourvu de scrupules, pour qui rencontrer une jolie fille c’est lui faire une immédiate déclaration, — le dilettante sentimental qui se prête à la romanesque fantaisie d’amitié d’une enfant pure, afin de ménager les intimes délicatesses de sa sensibilité frémissante. ”
“ «C'est un de vos amis qui m'a donné votre adresse, mademoiselle, le comte Jules de Maligny... Vous le voyez beaucoup, n'est-ce pas?...»—«M. le comte de Maligny est un des clients de mon père,» rectifia Hilda, sans que la plus petite rougeur eût teinté ses joues, elle qui changeait si aisément de couleur dès qu'elle était émue. Aussi bien elle ne l'était plus, tant le mépris l'emportait en elle sur tout le reste. «Et c'est cette femme qu'il veut épouser parce qu'elle est riche!...» pensait-elle. ”
“ Elle avait résolu aussi d’éclairer sur Maligny l’autre femme, cette Mlle d’Albiac, dont le sort lui apparaissait déjà comme trop pareil au sien... Elle avait pensé à lui écrire, pour lui apprendre quoi encore ? Que Jules était coutumier de ces trahisons ? Et ensuite ?... Cesse-t-on d’aimer un homme parce qu’il vous trahit ?... Hilda savait, par son propre exemple, que la jalousie attache davantage le cœur qu’elle déchire... C’est alors que le projet de provoquer une explication avec Maligny lui-même lui était apparu. ”
Pierre Ponnelle, Où sont les soi-disant chetits… (1876)
“ Il est si vrai que l'homme vertueux porte ombrage à ceux qui n'ont pas toujours suivi la droite ligne, qu'il se forma aussitôt une coterie prête à diffamer celui dont toute la vie n'est remplie que de bonnes oeuvres. N'empiétons pas plus avant sur les matériaux qui nous servirons plus tard à retracer l'histoire complète de Maligny, contentonsnous, pour le moment, d'étudier ce qu'ont produit nos dernières municipalités. ”
“ Pour que la douce et si équitable Hilda eût traité son cousin comme elle traitait ses chevaux rétifs, avec la cravache, le mors et l'éperon, il fallait que la révélation des intrigues prêtées à Jules de Maligny par les bavardages du monde eût éveillé en elle des sentiments d'un ordre très nouveau. Elle savait trop que Jack Corbin lui avait parlé avec une absolue bonne foi. ”
“ Ne me regardez pas de cette façon, monsieur de Maligny, je ne pense pas à moi. Je suis trop vieux pour elle. D’ailleurs, les Jack Corbin ne sont pas de l’étoffe dont on fait des maris pour des Hilda. On ne coud pas du tweed et de la soie ensemble. Je pense à quelque brave jeune homme anglais, comme il y en a certainement des quantités de par le monde... Quand elle aura été broken hearted, elle n’en voudra plus. Son père mourra. ”
“ Jules de Maligny n’avait pas été mentionné une fois par lui, durant ces six mois. Mais le fantôme de l’infidèle fiancé n’avait pas cessé d’être là toujours, entre eux deux. Quand Hilda traversait la cour, à présent, soit pour aller mettre à jour les comptes de la maison dans le petit bureau, soit pour marcher vers un cheval qui l’attendait bridé, le grand Jack la suivait avec des yeux d’une pitié si attendrie ! Comment la mettre en selle sans constater le dépérissement de la délaissée ?... Elle pose le pied sur la paume de sa main. Il la soulève. Comme elle est légère ! ”
“ Mais « il faut garder la classe ». — C’est ainsi qu’il exprime, dans son jargon britannique, son ambition de ne pas laisser diminuer la qualité de ses bêtes. — Est-il besoin d’ajouter que, de la périlleuse idylle ébauchée, au printemps dernier, entre sa fille et Jules de Maligny, il ne s’est jamais douté, et pas davantage de la tragédie sentimentale qui se joue, depuis lors, dans le cœur de cette fille ? Elle est là aussi, la pauvre Hilda, qui n’est pas devenue comtesse de Maligny. ”
Albert Feuillerat, Paul Bourget : histoire d'un esprit sous la Troisième République (1937)
“ Elle remet l'audacieux à sa place et Maligny, surpris de trouver une femme qui soit sage, se sent à son tour envahi par un amour qui a toutes les apparences d'être sincère. Dès lors, l'idylle suit son cours. Le jeune roué s'est pris à son piège. Charmé par tant de pureté, il finit par penser que le bonheur pourrait bien se trouver dans un mariage avec Hilda. Une intervention d'un cousin de l'écuyère, Jack Corbin, un grotesque pathétique que Dickens eût aimé à portraiturer, amoureux lui aussi de Hilda, mais qui se sacrifie pour sauver l'honneur de celle qu'il aime, décide Maligny. ”
Eugène Bersier,
Coligny avant les guerres de religion…
(1884)
“ Pour affirmer leur attachement à la dynastie, les conjurés avaient pris le mot d'ordre : Christ et Capet (2) . On réussit ainsi à rassembler à Lyon environ deux mille protestants. Mais, au dernier moment, Antoine de Navarre, irrésolu, comme toujours, envoya à Maligny l'ordre de renoncer à son projet. Maligny sortit de Lyon désespéré, et les conjurés se dispersèrent. On venait précisément d'arrêter alors un gentilhomme du Béarn nommé La Sagne, serviteur de Condé, sur lequel on trouva des lettres qui compromettaient le connétable de Montmorency lui-même (3) . ”
François de Rabutin, Choix de chroniques et mémoires relatifs à l'histoire de France… (1884)
“ Le puisné de Maligny, dont nous avons maintenant parlé, se voyant estre en souspeçon envers ledict cardinal de Lorraine et son frère, s'en alla à un escuyer d'escurie de monsieur le prince de Condé nommé de Yaulx, et luy demanda un des bons chevaux de ladicte escurie, ce que luy octroya ledict de Vaulx, et par ce moyen se retira ledict de Maligny au Maine, où le sieur de Vasset, chevalier de l'ordre, eut charge de le suyvre, mais il n'y peut rien faire. ”
Pierre Cornat, Histoire de la ville de Ligny-le-Châtel… (1866)
“ «Delà rivière, de la pêche, des moulins, des prés de Ligny, de la Troille, et pour ce que tout a esté détruit, gasté et abandonné pour l'occasion de la guerre , pour ce rien reçeu. » Le maître et les religieux vont plusieurs fois à Ligny et à Maligny pour empêcher la destruction des étangs de Villiers. Les gens d'armes de Maligny étaient venus jusque dans les prés de l'hôpital, près de la porte des Prés, enlever les bestiaux (2) . Pour la circulation des denrées, il faut payer des sauf-conduits à tous les capitaines des villages et souvent encore ce que l'un a laissé passer l'autre le pille. ”
Vaast Barthélemy Henry, Histoire de l'abbaye de Pontigny…
“ Gall. chr. t. xii, p. 100Leb. Mém. t. ii, pr. p. 14.Cart. de Pont., t. iii, p. 283.En 760, Haymar, évêque d’Auxerre, donna cette terre à l’hôpital de Saint-Germain, avec un village appelé Lagunas, qui pourrait bien être Ligny. Lignorelles est encore cité dans une charte de 864. Les seigneurs de Maligny possédaient une partie de cette terre en 1148, ainsi que Gaultier-Fauconier et Balduin, sans queue. Guy, dit Joslan, seigneur de Lignorelles, et Marie, son épouse, vivaient en 1272. ”
Pierre Cornat, Histoire de la ville de Ligny-le-Châtel… (1866)
“ « Filleu, advocat au Parlement, bailly de cette ville de Ligny « et de damoiselle Anne Baillot son espouse. Elle a eu pour « parrain hault et puissant seigneur messire Achille de la « Grange, chevalier, maréchal des camps et armées de sa « majesté, comte de Maligny et aultres lieux, et pour mar- « raine haulte et puissante dame Claire Françoise de Saulx« Tavanes, espouse de hault et puissant seigneur, messire « François de la Baume-Monrevel, chevalier, marquis de « Saint Martin et vicomte de Ligny. » Suivent les signatures. ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ HJALMAR. Il va, toutes les nuits, creuser des fosses dans les vergers. MALEINE. Pourquoi ? HJALMAR. On ne sait pas. MALEINE. Est-ce moi qu’il montre du doigt ? HJALMAR. Oui, n’y fais pas attention. MALEINE. Il fait le signe de la croix ! LE FOU. Oh ! oh ! oh ! MALEINE. J’ai peur ! HJALMAR. Il a l’air épouvanté. LE FOU. Oh ! oh ! oh ! HJALMAR. Il s’en va. — Sort le Fou. —ANNE. À quand les noces, Maleine ? HJALMAR. Avant la fin du mois, si mon père y consent. LE ROI. Oui, oui... ANNE. Vous savez que je reste ici jusqu’à vos noces ; et Uglyane aussi ; oh ! la pauvre Uglyane ! ”
Tristan L’Hermite, Le Parasite Comédie
“ Manille, Lisandre, Fripesauces, Lucinde, Phénice.Manille Le Ciel par sa bonté veut donc que je revoieCe fils que j'ai cru mort, ô Dieux que j'ai de joie !Lisandre Ha ! Ma mère !Manille Ha ! Mon fils ! Que ton retour m'est doux !Je t'ai pleuré cent fois.Lisandre Je ne pensais qu'à vous.Manille Est-ce donc toi mon fils ? Est-ce toi cher Sillare ? Qu'on enleva si jeune en un pays barbare ?Lisandre Madame, vous voyez ce jouet des malheurs,Qui fut dessus la mer le butin des voleurs,Qui n'ayant que deux ans, se vit chargé de chaînes ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ HJALMAR. Viens ! MALEINE. Mais qu’est-ce que toutes ces flammes sur les marais ? Feux follets sur les marais.LA NOURRICE. On dit que ce sont des âmes. HJALMAR. Ce sont des feux follets. — Viens. MALEINE. Oh ! il y en a un très long qui va au cimetière ! HJALMAR. Viens ; viens. LE ROI. Je rentre aussi. — Anne, venez-vous ? ANNE. Je vous suis. Sortent le Roi, Hjalmar et Maleine. Maleine m’a l’air un peu malade. Il faudra la soigner. LA NOURRICE. Elle est un peu pâle, Madame. Mais elle n’est pas malade. Elle est plus forte que vous ne le croyez. ”
Gédéon Tallemant des Réaux,
Les Historiettes
“ Quoi qu’il en soit, Maulny, lui huitième, va à Brinon, n’y trouve point l’archevêque, qui étoit allé à une paroisse là auprès, appelée Saint-Florentin, tenir son synode. Il rencontre un fermier à la petite porte du château qu’il maltraite. Un Suisse vient, et un autre homme ; il donne un coup d’épée à l’un au travers du corps, et un coup de pistolet à l’autre : je pense qu’ils en sont morts. L’abbé de Nesmond, à ce qu’on m’a dit, y survint ; il étoit là pour ce synode ; il lui voulut faire quelque remontrance. Maulny le maltraite de paroles. ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ Entrent la princesse Maleine et la Nourrice. MALEINE. Oh, qu’il fait noir ici ! LA NOURRICE. Il fait noir ! il fait noir ! une forêt est-elle éclairée comme une salle de fête ? — J’en ai vu de plus noires que celle-ci ; et où il y avait des loups et des sangliers. Je ne sais d’ailleurs s’il n’y en a pas ici ; mais, grâce à Dieu, il passe au moins un peu de lune et d’étoiles entre les arbres. MALEINE. Connais-tu le chemin, nourrice ? LA NOURRICE. Le chemin ? Ma foi non ; je ne connais pas le chemin. Croyez-vous que je connaisse tous les chemins ? Vous avez voulu aller à Ysselmonde ”
Gédéon Tallemant des Réaux,
Historiettes
“ MARIGNY-MALENOE C’est un gentilhomme de Bretagne, qui épousa la sœur de M. de la Feuillée du Belay, belle fille, dont il devint amoureux. Au bout de quelque temps, la jalousie le prit, à ce qu’on dit, avec quelque fondement. Un beau matin, il dit à sa femme : « Vous n’êtes point bonne cavalière ; il faudroit que vous vous accoutumassiez à aller à cheval. Venez- vous-en avec moi visiter de nos amis et de nos parents. » ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ À un seigneur. Voudriez-vous aller fermer la porte ? LE ROI. Oh ! fermez bien les portes ! — Mais pourquoi marchez-vous sur la pointe des pieds ? HJALMAR. Y a-t-il un mort dans la salle ? LE ROI. Quoi ? Quoi ? HJALMAR. On dirait qu’il marche autour d’un catafalque ! LE ROI. Mais pourquoi ne parlez-vous que de choses terribles, ce soir ?... HJALMAR. Mais, mon père... ANNE. Parlons d’autre chose. N’y a-t-il pas de sujet plus joyeux ? UNE DAME D’HONNEUR. Parlons un peu de la princesse Maleine... LE ROI,— se levant. — Est-ce que ? est-ce que ?... ANNE. Asseyez-vous ! asseyez-vous ! ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ LE ROI,dans la chambre. Oh ! oh ! profondément ! On frappe.ANNE. Taisez-vous ! LA NOURRICE,dans le corridor. Maleine ! — Ma pauvre petite Maleine ! Je vous apporte de beaux raisins blancs et un peu de bouillon. Ils disent que vous ne pouvez pas manger ; mais je sais que vous êtes très faible ; je sais bien que vous avez faim. — Maleine, Maleine ! Ouvrez-moi ! LE ROI,dans la chambre. Oh ! oh ! oh ! ANNE. Ne pleurez pas ! elle s’en ira. LA NOURRICE,dans le corridor. Mon Dieu ! voilà Hjalmar qui arrive avec le petit Allan. Il va voir que je lui apporte des fruits. ”
“ Le monde, sous ses fleurs apparentes, ne recèle que des poisons, voyez-vous, ma pauvre petite enfant. Venez me trouver demain à la chapelle, nous causerons de cela, nous prierons ensemble, n'est-ce pas, Magali ? Les yeux de Magali, assombris par une sorte d'angoisse, se levèrent vers lui. Dans le regard du religieux, elle lut l'infinie compassion du pasteur pour sa pauvre petite brebis blessée aux épines de la route !... ”
“ Mlle Amélie tricotait activement, tandis que Magali expliquait le catéchisme aux bambins. C'était un charme d'entendre cette voix harmonieuse développer, en termes d'une clarté saisissante, les vérités de la foi. L'âme croyante de Magali passait dans ses paroles, son cœur de femme compatissante et tendre vibrait dans son accent... Parfois, cependant, ce ton se faisait ferme, presque sévère, lorsque les jeunes auditeurs manifestaient des velléités de distractions. ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ HJALMAR. Je ne l’aime pas. ANGUS. Moi, je la trouve admirable ; et je vais en parler à la princesse Uglyane. Il lui faut une suivante. Oh, comme vous êtes pâle ? HJALMAR. Je suis pâle ? ANGUS. Extraordinairement pâle ! Êtes-vous malade ? HJALMAR. Non ; c’est cette journée d’automne si étrangement chaude ; j’ai cru vivre tout le jour dans une salle pleine de fiévreux ; et maintenant, cette nuit froide comme une cave ! Je ne suis pas sorti du château aujourd’hui et cette humidité du soir m’a saisi dans l’avenue. ANGUS. Prenez garde ! Il y a beaucoup de malades au village. ”
Maurice Maeterlinck,
La Princesse Maleine
“ MALEINE. Non, Sire. MARCELLUS. Soit, mais alors, réponds-moi franchement. Il ne faut pas que le vieux roi Hjalmar triomphe. Nous allons avoir une grande guerre à cause de toi. Je sais que les vaisseaux de Hjalmar entourent Ysselmonde et vont mettre à la voile avant la pleine lune ; d’un autre côté, le duc de Bourgogne, qui t’aime depuis longtemps — Se tournant vers la Reine, — je ne sais si ta mère ?... ”
