Peter McLeod

Définition et enjeux

Portrait de Damase Potvin Damase Potvin Peter McLeod

Peter McLeod, la terreur du Saguenay, depuis alors cinq ans ! c’était la gloire, quoi ! La vigueur physique est le mérite le plus considéré dans les sociétés dont les hommes vivent aux confins de la vie sauvage.
Il y avait là tout un groupe d’hommes aux pesantes bottes cloutées, aux poings formidables, au verbe rude et à l’esprit lourd. Ils étaient fiers de l’exploit de leur compagnon. Mais ils craignaient aussi. Fred Dufour avait battu Peter McLeod, et alors c’était la disgrâce bientôt, la misère à la suite de son renvoi immanquable de la “concern”.
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Et Peter McLeod sortit du hangar avant qu’aucun de ses prisonniers ait eu le temps de descendre d’un seul degré du pinacle de la stupéfaction où les avait grimpés cette soudaine attitude de celui qui, la veille, les avait livrés à ces sauvages, et qu’ils furent tentés de prendre pour un fou...
« C’est un homme comme ça », se contenta de leur dire Fred Dufour.
Peter McLeod avait décidé de se rendre à Montréal sur sa « Pinouche » qu’il pouvait piloter lui-même et d’emmener avec lui, outre les chefs montagnais, les matelots qu’il laisserait à Québec.
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Au retour de Montréal, Peter McLeod avait laissé partir ses amis les Montagnais et s’était arrêté à Québec pour se livrer, comme il le faisait chaque été, à l’une de ses affreuses et stupides saouleries dans lesquelles, pendant pas moins de quinze jours, il perdait tout ce qu’on connaît de caractéristique à l’humain.
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