Muscle interosseux

Définition et enjeux

Alfred Mora L'homme : équilibre et mouvements… (1896)

On sait qu'il y a lieu de distinguer dans les muscles deux parties absolument distinctes : 1° le corps du muscle, charnu, rouge, formé de fibres striées, réunies entre elles par du tissu connectif; 2° les extrémités blanches, d'un blanc nacré, aponévroses ou tendons d'insertion.
Le corps du muscle seul est actif, lui seul entre en contraction ; les aponévroses et les tendons sont inactifs; ils ne se contractent pas, leur rôle se borne à unifier, à solidariser l'action de toutes les fibres d'un muscle donné et à transmettre cette action au levier sur lequel il s'insère.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Chauveau Auguste Chauveau Le Travail musculaire et l'énergie qu'il représente… (1891)

Que l'un des muscles du même groupe physiologique soit mis, par un artifice, dans l'impossibilité d'accomplir le travail qui lui incombe, ce muscle, de par l'influence excitatrice synergique à laquelle il est soumis, n'en continuera pas moins à se contracter, en même temps que ses congénères, absolument comme s'il exécutait régulièrement sa fonction physiologique. Il se met alternativement en tension et en relâchement aussi souvent et au même moment que les autres. Seulement l'état de tension ne s'accompagne, pour ce muscle, d'aucun travail mécanique, selon la formule des physiciens.
Source : Gallica

Joseph Carre Des Défaillances musculaires chez les diabétiques et du traitement de Frenkel (1900)

La contraction d’un muscle sollicite les muscles voisins qui se contractent à leur tour ; il en résulte la contraction simultanée de deux ordres de muscles agissant en sens contraire: les uns produisant le mouvement, les autres, antagonistes des premiers, le modérant ou lui imprimant une direction finale. De cette synergie musculaire qui nous échappe émane un mouvement unique qui seul frappe nos regards.
Source : Gallica

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