Stipulant

Définition et enjeux

Pierre-Arsène Laurent Des stipulations pour autrui, en droit romain et en droit français… (1881)

On comprend, dit-on, que la stipulation pour autrui ne soit pas valable, et que même le stipulant ne puisse en demander l'exécution. La stipulation ne vaut que par les paroles qui ont été prononcées; elles seules déterminent strictement le sens et la portée du contrat. Or, comme le stipulant n'a rien stipulé pour lui, nous ne pouvons lui accorder le droit d'agir. Dans les autres contrats, au contraire, la volonté humaine est mieux respectée, la forme a perdu sa prépondérance , on cherche l'exécution loyale de la convention.
Source : Gallica

Pierre-Arsène Laurent Des stipulations pour autrui, en droit romain et en droit français… (1881)

Quand un individu fait un contrat et veut dans une clause accessoire attribuer un droit à une autre personne, il faut que cette personne soit clairement désignée dans l'acte. Nous avons déjà vu que la stipulation pour autrui pouvait se dédoubler en deux contrats distincts, l'un entre le stipulant et le promettant, l'autre entre le stipulant et le tiers.
Source : Gallica

Portrait de Georges Bonjean Georges Bonjean Explication méthodique des "Institutes"… (1878-1880)

Et, en effet, quelle base notre formule donne-t-elle à la stipulation ? Ce n'est pas simplement le droit de créance ou le droit réel du stipulant, c'est l'action qui pourrait dès aujourd'hui, ou qui pourra un jour être exercée en vertu de ce droit (Quorum rerum mihi tecum actio, etc.) ... Quel est l'objet de la stipulation? C'est l'estimation du droit, et les mots mêmes qui expriment cette idée (quanti ea res erit) sont exactement ceux qu'on a coutume d'insérer dans les condemnationes incertse (Gaïus, IV, § 51) .
Source : Gallica

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