Édouard Trogan, Les mots historiques du pays de France (1896)
“ Ah! les braves gens! Le désastre de Sedan complétait la ruine du second Empire : Napoléon III, vaincu, se livrait à l'ennemi. Il put voir, avant de partir, le général Margueritte qu'on ramenait du combat, la mâchoire fracassée. L'empereur voulut le consoler. Pour toute réponse le blessé écrivit ces mots : Moi, sire, ce n'est rien, mais l'armée ! mais la France ! Des cuirassiers ? Il n'y en a plus ! A côté de l'armée régulière, les zouaves pontificaux, accourus d'Italie, apportèrent à la défense nationale le dévouement et l'héroïsme dont ils étaient coutumiers. ”
