Édouard Trogan

Élements biographiques

Édouard Trogan Les mots historiques du pays de France (1896)

Ah! les braves gens! Le désastre de Sedan complétait la ruine du second Empire : Napoléon III, vaincu, se livrait à l'ennemi. Il put voir, avant de partir, le général Margueritte qu'on ramenait du combat, la mâchoire fracassée. L'empereur voulut le consoler. Pour toute réponse le blessé écrivit ces mots : Moi, sire, ce n'est rien, mais l'armée ! mais la France !
Des cuirassiers ? Il n'y en a plus !
A côté de l'armée régulière, les zouaves pontificaux, accourus d'Italie, apportèrent à la défense nationale le dévouement et l'héroïsme dont ils étaient coutumiers.
Source : Gallica

Édouard Trogan Les mots historiques du pays de France (1896)

Suivant une habitude qui décima souvent la chevalerie française et finit plus tard par la perdre, l'élan des nôtres fut désordonné. Les troupes anglo-normandes se
reformèrent après le premier choc où quatre-vingts
chevaliers français avaient été faits prisonniers, et, malgré d'autres attaques vigoureusement menées, la victoire leur resta.
Au plus fort du combat, un soldat anglais saisit par la bride
- - le cheval du roi de France, en criant : « Le roi est pris ! » On ne prend jamais le roi aux échecs, riposta Louis VI en tuant l'Anglais.
Source : Gallica

Édouard Trogan Les mots historiques du pays de France (1915)

Cette fin de Cadoudal était un triste épilogue aux traits d'héroïsme des Vendéens, durant la lutte sanglante qu'ils avaient soutenue contre la Révolution, peu d'années auparavant. C'est un des leurs, La Rochejacquelein, qui, en mars 1793, prononça le mot célèbre : Si je passe, suivez-moi; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi. Mais ces souvenirs s'éloignaient déjà, et les choses avaient marché assez vite pour que Napoléon se fît couronner empereur à Notre-Dame, le 2 décembre 1804.
Source : Gallica

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