Résumé

A. de Saporta L’Examen chimique des vins

La couleur artificielle incorporée au vin le rend plus joli et plus agréable à l’œil ; le consommateur achète une boisson de bel aspect, ce qui ne lui fait pas de tort, au contraire. De plus, l’agent colorant supplémentaire introduit dans le liquide se marie aux substances qui donnent la nuance normale, supplée à la faiblesse, à l’insuffisance de ces dérivés, concourt avec eux à jouer un rôle préservateur et, en somme, entretient au sein du mélange l’équilibre et l’harmonie nécessaires à la bonne conservation de ce dernier [18] .
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A. de Saporta L’Examen chimique des vins

Si l’on se reporte aux explications précédentes, le sulfate de chaux entraîné par le moût ne persiste pas inaltéré et se transforme en sulfate de potasse; l’excès de poudre non dissoute s’hydrate et se cristallise dans le marc ; et, à mesure que l’alcool se forme, la petite quantité de sulfate calcaire qui a pu échapper à l’influence de la crème de tartre et des autres sels potassiques retombe également dans la lie, parce que le gypse, peu soluble dans l’eau pure, se dissout encore moins bien dans l’eau alcoolisée. Donc un vin plâtré ne contient pas plus de sulfate de chaux qu’un vin pur.
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A. de Saporta L’Examen chimique des vins

On remarquera que le marchand, s’il déverse généreusement des torrens d’eau dans ses barriques de vin, opère avec beaucoup plus de précision s’il ajoute du trois-six et se borne à incorporer à son vin 4 ou 5/100e d’alcool pur, sans jamais dépasser la limite qu’il s’est assignée à lui-même. Comment reconnaître ce faible excès, dont l’influence physiologique n’est malheureusement pas négligeable, et qui force le consommateur à ingurgiter un petit verre de mauvaise eau-de-vie pour chaque grand verre de vin qu’il boit?
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