Résumé

Auguste Bobée De la Royauté et de la démocratie… (1849)

Quel roi qu'un chef à qui il manque la permanence et l'autocratie ! qu'un chef qui a derrière lui un homme prêt à prendre sa place ; à sa droite le corps législatif, à sa gauche le jury national, qui, en moins d'une heure, peuvent l'un et l'autre le mettre en jugement et le déposer. Ce n'est pas un roi, c'est un hercule, l'hercule de la démocratie, dont la massue, effroi des malintentionnés, la protège contre le désordre ; mais qui, s'il voulait devenir roi, se verrait tout-à-coup réduit à l'immobilité d'un torse.
Source : Gallica

Auguste Bobée De la Royauté et de la démocratie… (1849)

La prohibition de réélire le président n'est pas une garantie. C'est une mesure impolitique dont le premier, effet sera de pousser à l'extrême une ambition déréglée, ou d'étouffer cette noble ambition qui porte à bien servir son pays, afin d'en mériter de nouveau les suffrages ; le second, d'ôter à la nation la liberté du choix, et de la priver d'un homme qui a fait preuve de mérite et donné des gages de loyauté constitutionnelle ; d'un homme dont elle peut avoir encore besoin, sans lequel peut-être les nouvelles institutions n'auront pas le temps de s'asseoir.
Source : Gallica

Auguste Bobée De la Royauté et de la démocratie… (1849)

Elle prend le titre de monarchie constitutionnelle ou mixte, parce que, sous un rapport, elle tient de la royauté, et, sous un autre, de la démocratie. Nous venons d'en faire l'essai.
On l'appelle monarchie élective, quand le pouvoir est délégué à un seul homme sa vie durant. Tel fut le gouvernement qui a fait le malheur de la Pologne.
Enfin, quand le pouvoir est délégué, pour un laps de temps déterminé, soit à plusieurs, soit à un
seul homme, la démocratie ne perd ni son nom ni son caractère, elle, reste démocratie constitutionnelle.
Source : Gallica

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