Claude Renaudy

Résumé

Claude Renaudy,  L'île blanche (1937)

“ Le lieutenant Barclay se tut, cette fois. Il sentait
bien qu'avec cette « damnée » gamine il n'aurait jamais le dernier mot.
Sage comme une image, les mains croisées sur ses genoux, la « damnée » gamine semblait revenir d'une promenade sur les chevaux de bois.
Quand la baleinière atteignit le Fly, la colère du commandant était au maximum.
N'osant rien dire à Rosita et à Carlos, il se jeta sur le pauvre Gilbert, le secoua par les deux épaules et l'envoya, sur-le-champ, à fond de cale, pour y méditer ses fautes entre des sacs de farine et de vieilles croûtes de pain trempées dans de l'eau.
”
Source : Gallica

Claude Renaudy,  L'île blanche (1937)

“ Le capitaine Hog, oubliant sa présence, rugit : — Si le Fly est pris dans une de ces saletés-là, nous sommes fichus... Que diable ! ce bateau est une tortue ! Il faut aller plus vite, encore plus vite !
Il semblait devenu fou dans cette tragique pénombre que, depuis quarante-huit heures, traversait le cargo. Et la lampe, au plafond bas, vacillait.
— On ne pourrait même pas descendre un canot de sauvetage !
Et le Fly haletait, se plaignait, criait grâce. Quand la nuit fut venue, Gilbert essaya de faire quelques pas dans le couloir. Est-ce que ça venait de la tempête ou de sa faiblesse ?
”
Source : Gallica

Claude Renaudy,  L'île blanche (1937)

“ De l'eau, toujours de l'eau, et ce cercle inexorable de l'horizon, sans une île, sans un bateau.
La nuit vient, étoilée, la nuit sans brume, cette fois, et éclairée par la Croix du Sud.
La coupole du ciel bascule. Ce sont les dernières heures avant l'aube. Le lieutenant Pascal a pris son quart, et il voit surgir, mystérieuses, de blanches falaises.
— L'île,... voilà l'île !
Il donne des ordres et va réveiller le commandant. L'aviso tourne à distance respectueuse de l'île
Blanche, qui est peut-être défendue par des écueils inconnus.
”
Source : Gallica

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