Résumé

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond De quelques assertions de M. Fl… (1861)

Ce même temps, dont parle M. Lefils, était donc distant de près de quatre mois et demi de l'apparition de l'Histoire du Crotoy, de l'éclaircissement que cette histoire me donna et de la résolution qu'elle me fit prendre.
« Si vraiment, dans votre croyance, dit plus haut M. Lefils, vous étiez fondé à vous plaindre de moi que ne veniez-vous me trouver ?
Nous nous serions expliqués : on n'attaque point les gens sans les prévenir qu'on a à se plaindre d'eux, afin de s'assurer si on a tort ou raison de céder à son esprit de récrimination. »
Source : Gallica

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond De quelques assertions de M. Fl… (1861)

Comment M. Lefils entend-il le droit d'appréciation des œuvres de Pesprit? Comment comprend-il les droits de la critique? Où en seraient la science et les lettres, si les savants et les écrivains lettrés n'avaient jamais échangé que des congratulations? La critique seule, -je dis la critique qui raisonne, non celle qui crie et qui n'est plus la critique,– oblige les écrivains à se retirer sur eux-mêmes, à thésoriser leurs forces, à craindre leur œuvre. En quel dévergondage d'hypothèses s'égarerait la science sans ce garde-fou !
Source : Gallica

Portrait de Ernest Prarond Ernest Prarond De quelques assertions de M. Fl… (1861)

M. Lefils déclare dans sa réponse qu'il réclame la table et le coin du feu de l'homme du pays ; c'est là certainement la déclaration d'une haute ambition; la chaumière a droit à plus d'égards et de respect que le cabinet du savant ou le salon de l'oisif; il faut donc adresser à la chaumière, non des livres de pacotille, mais des ouvrages sérieux, patiemment et religieusement écrits, dans lesquels la science véritable aura su , au besoin, se faire humble pour devenir attrayante, mais en restant toujours vraie. Ce n'est pas un rôle modeste que celui d'instituteur du peuple.
Source : Gallica

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