Résumé

Eugène Decaudin Concomimitance des maladies du foie et des reins… (1877)

Quel que soit d'ailleurs le mode de production de la lésion rénale, il est évident qu'elle est incompatible avec un fonctionnement régulier de l'organe, et l'on comprend que Frerichs ait fait jouer à cet élément un rôle important dans la théorie de l'atrophie jaune aiguë.
Et ici M. Fritz reconnaît qu'on ne doit donner le nom d'ictère grave qu'à tout ce qui est caractérisé par des lésions hépatiques. L'ictère grave, dit-il, est l'expression phénoménale d'une altération encore mal connue du sang et due à la suppression de l'activité résistante du foie.
Source : Gallica

Eugène Decaudin Concomimitance des maladies du foie et des reins… (1877)

Quoi qu'il en soit nous avons cru trouver la cause de la gravité des ictères des femmes grosses dans l'altération concomitante du rein. Comme l'a dit Grisolle, la pneumonie est toujours grave chez la femme grosse, tandis qu'elle eût été bénigne chez une femme en dehors de l'état puerpéral. L'ictère est de même grave chez celle-ci alors qu'il eût été bénin chez celle-là. La puerpéralité unie au génie épidémique dans certains cas crée sans doute tout le danger; cela est vrai, mais il faut ajouter que la grossesse donne souvent lieu à une altération de la fonction rénale.
Source : Gallica

Eugène Decaudin Concomimitance des maladies du foie et des reins… (1877)

L'atrophie jaune aiguë, qui est bien distincte de la fièvre jaune et qui n'est pas souvent la conséquence de l'empoisonnement par le phosphore, n'est pas la lésion indispensable que Frerichs, Lebert, Trousseau, Robin, Jaccoud, s'accordent à reconnaître comme déterminant l'ictère grave. — Ce n'est qu'une variété dans l'espèce des ictères graves, et ce qui la distingue des autres ictères, c'est que l'ictère de l'atrophie est forcément un ictère grave, tandis que les autres ictères ne deviennent graves que si d'autres viscères sont malades.
Source : Gallica

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